Une visite présidentielle aseptisée

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J’ai eu le « privilège » (?) de couvrir la visite présidentielle de Macron dans le Jura. Ce fut une belle opportunité de vérifier ce que je répète depuis des années : finie la société de l’information, nous sommes à l’ère de la communication.

La bonne « gestion » des journalistes était pourtant évidente dès le départ puisqu’il fallait demeurer dans un bus afin de couvrir ce déplacement et « appartenir » au dispositif spécial de la journée. Le 1 pour les Parisiens, le 2 pour les locaux bien sûr. Nous étions clairement prévenus : toute sortie était définitive.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés parqués dans la forêt découvrant les règles d’un tel reportage. Il y a les « élus » ou dans le jargon « les poulets » : les journalistes qui ont le droit de suivre et photographier le président, une certaine distance étant malgré tout de rigueur. Et les autres qui sont priés d’attendre que cela se passe.

Trois heures environ. J’en suis venue à apprécier que les ministres Attal et Béchu viennent plaisanter cinq minutes vers les confrères parisiens, même si vous ne m’en voudrez pas de ne pas répéter leur vécu moirantin puisque je n’y étais pas et que l’histoire est trop belle. On peut saluer aussi au passage le seul élu jurassien qui a monté la côte jusqu’au « parc à moutons », le président de Terre d’émeraude, Philippe Prost.

J’ai bien tenté d’expliquer aux BFM et consorts que ce serait bien qu’ils arrêtent de dire que dans le Jura, il fait froid et pas très beau. Mais ce jour-là, cela avait le goût d’une énième tentative ratée de communication…