Une dizaine de dates, et une dernière à Dole. Le 3 octobre, Lilian Renaud achèvera son Champ des Possibles Tour à la Commanderie, une salle qu’il connaît déjà bien. Terminer en Franche-Comté était presque une évidence. « J’aime toujours commencer puis finir dans le secteur. La Commanderie, c’est une salle que j’apprécie. »
Onze ans après sa victoire dans The Voice, le chanteur mesure surtout le chemin parcouru. Le succès de 2015 l’avait propulsé directement dans l’industrie musicale. Une période intense, suivie d’une remise en question. « Quand on fait The Voice, on est dans un cocon, on est protégé. Et puis du jour au lendemain, on sort de ça et on rentre dans l’industrie musicale. » Une transition qu’il reconnaît avoir été difficile, mais dont il retient aujourd’hui l’expérience acquise.
Assez rapidement, Lilian Renaud décide de prendre ses distances avec cette « grosse machine » pour construire un parcours davantage en accord avec lui-même. L’autoproduction lui offre une liberté artistique plus importante, avec pour contrepartie une visibilité moindre et davantage de travail. « Il faut aussi se retrousser les manches deux fois plus. »
Des influences celtiques depuis l’enfance
Cette liberté lui permet surtout d’affirmer davantage son identité musicale. Son cinquième album, Le Champ des Possibles, pousse plus loin un univers folk déjà présent dans ses précédents disques, avec une place importante accordée aux sonorités celtiques. Une direction qui ne répond pas à une mode. Elle plonge au contraire dans son enfance.
Issu d’une grande famille où la musique était très présente, Lilian Renaud se souvient notamment d’un frère qui écoutait du folk, de la country et des morceaux aux influences celtiques. « Je me souviens que ça m’attirait toujours l’oreille et que j’adorais l’énergie que ça procurait. »
Le chanteur revendique aujourd’hui une musique organique, portée par les mélodies et les instruments. Sur son dernier album, il a notamment enregistré un joueur de uilleann pipes, la cornemuse irlandaise, rencontré lors du projet Héritage Goldman. Le musicien l’accompagne également sur scène. « Il y a une forme de pureté, une forme de mélodie. C’est très organique. Moi, c’est ça que j’aime beaucoup dans la musique et c’est ce qui me touche. »
Un choix assumé malgré la faible exposition de ces sonorités dans le paysage musical français. Lilian Renaud sait qu’elles peuvent dérouter, mais entend conserver cette identité. Si un éventuel sixième album ne devrait pas pousser aussi fortement le curseur celtique, le chanteur reste attaché à des formes plus dépouillées, comme le guitare-voix ou le piano-voix.
À Dole, retrouver un public fidèle
C’est cet univers que Lilian Renaud défend sur scène. La tournée aura été courte, mais le Franc-Comtois retient avant tout la réponse du public : « Il n’y a pas eu beaucoup de concerts, mais à chaque fois, c’était complet. » Malgré une visibilité médiatique plus limitée, il peut compter sur un public qu’il décrit comme fidèle.
Une relation encore plus particulière sur ses terres. « J’adore ce lien-là avec les gens ici, le public ici. C’est un lien qui est très simple, qui est très familial finalement et qui me plaît beaucoup. » Le rendez-vous dolois viendra ainsi refermer une tournée où chaque concert conserve une place particulière pour l’artiste. « Quand il y a peu de dates comme ça, chaque date est forcément un souvenir assez fort » conclut-il.

























