Dole. Au CHS Saint-Ylie, 2026 sous le signe de la protection et de l’ouverture

Lors de la cérémonie des vœux, le centre hospitalier spécialisé Saint-Ylie de Dole a présenté ses orientations pour 2026. Recrutement médical, réduction de l’isolement et développement des partenariats structurent les priorités annoncées.

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CHS Saint-Ylie Jura
Stéphane Filipovitch, directeur du CHS de Saint-Ylie, avait fait part belle aux mutations du CHS lors de sa cérémonie des voeux.

Après une année 2025 marquée par la reconnaissance de la santé mentale comme grande cause nationale, reconduite en 2026, le CHS Saint-Ylie entend poursuivre ses efforts. Maryvonne Cretin-Maitenaz a rappelé l’enjeu du regard porté sur la psychiatrie : « La maladie mentale continue d’inquiéter parce que c’est un mal indiscernable, mais le besoin de soin est bien là. » Elle a salué l’engagement des équipes, confrontées à des situations parfois difficiles : « Les femmes et les hommes de Saint-Ylie soignent et protègent, avec beaucoup de conscience, de professionnalisme et d’humanité. »

Ressources médicales et évolution des pratiques

Directeur de l’établissement, Stéphane Filipovitch a détaillé les axes de travail pour l’année à venir. Face à la pénurie de médecins, notamment en psychiatrie, il a insisté sur « l’accentuation de la bataille pour la ressource médicale », en misant sur la diversification des recrutements et l’attractivité du territoire. Autre priorité : la réduction de l’isolement et de la contention. « Nous continuons parfois à faire des choses qui n’ont pas de valeur thérapeutique et qui portent atteinte à la dignité humaine », a-t-il déclaré, appelant à « changer de cadre d’action ».

Enfin, l’ouverture sur la cité demeure un axe central, notamment à travers le Projet territorial de santé mentale du Jura, ratifié en décembre 2025, et le développement du virage ambulatoire et de la télémédecine. « Face au besoin grandissant de soins, c’est l’ensemble de l’offre que nous devons repenser », a conclu le directeur.