Après une année 2025 marquée par la reconnaissance de la santé mentale comme grande cause nationale, reconduite en 2026, le CHS Saint-Ylie entend poursuivre ses efforts. Maryvonne Cretin-Maitenaz a rappelé l’enjeu du regard porté sur la psychiatrie : « La maladie mentale continue d’inquiéter parce que c’est un mal indiscernable, mais le besoin de soin est bien là. » Elle a salué l’engagement des équipes, confrontées à des situations parfois difficiles : « Les femmes et les hommes de Saint-Ylie soignent et protègent, avec beaucoup de conscience, de professionnalisme et d’humanité. »
Ressources médicales et évolution des pratiques
Directeur de l’établissement, Stéphane Filipovitch a détaillé les axes de travail pour l’année à venir. Face à la pénurie de médecins, notamment en psychiatrie, il a insisté sur « l’accentuation de la bataille pour la ressource médicale », en misant sur la diversification des recrutements et l’attractivité du territoire. Autre priorité : la réduction de l’isolement et de la contention. « Nous continuons parfois à faire des choses qui n’ont pas de valeur thérapeutique et qui portent atteinte à la dignité humaine », a-t-il déclaré, appelant à « changer de cadre d’action ».
Enfin, l’ouverture sur la cité demeure un axe central, notamment à travers le Projet territorial de santé mentale du Jura, ratifié en décembre 2025, et le développement du virage ambulatoire et de la télémédecine. « Face au besoin grandissant de soins, c’est l’ensemble de l’offre que nous devons repenser », a conclu le directeur.
























