Trois questions à Sophie Olbinski

La nouvelle porte-parole du groupe « Lons Avenir » propose des axes pour optimiser la situation de la ville préfecture.

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Vous devenez porte-parole de votre groupe « Lons Avenir ». Pourquoi ?

Lors des élections municipales de 2020, notre groupe a innové en présentant une liste portée en binôme par Christophe Bois et moi-même. Nous souhaitions mutualiser notre expérience et notre expertise au service des Lédoniens et apporter un engagement clair de parité qui trouve aujourd’hui son application dans la gestion de notre groupe.  Nous sommes arrivés à mi-mandat. A l’unanimité, les conseillers municipaux de « Lons Avenir » ont décidé que je porterais la voix du groupe afin de dresser des perspectives à la hauteur de ce qu’une ville préfecture comme Lons peut ambitionner.

 

Compte-tenu de votre expérience à l’exécutif de la Ville, quel regard portez-vous avec votre groupe sur les 3 années de mandat de Jean-Yves Ravier ?

J’ai travaillé aux côtés de Jacques Pelissard pendant 4 mandats. La fonction de Maire demande analyse, réflexion, pugnacité, vision, adossées à une gouvernance partagée. Le mandat de Jean-Yves Ravier échappe à cette règle, les manquements se font ressentir dans de nombreux domaines. L’inquiétude des citoyens est grandissante. L’insécurité et l’insalubrité en centre-ville prospèrent.  L’analyse portée par le Maire n’a été faite que de constats, d’effets d’annonces non suivis de faits.

Sur les réalisations structurantes, l’inventaire de la dernière mandature est sans commune mesure avec celui que l’on peut dresser aujourd’hui déjà. De 2014 à 2020, de nombreux investissements ont pu être réalisés : reconstruction de Juraparc, création d’une maison de santé, maison des Tanneurs, nouveau palais de justice, réfection de plusieurs rues en hyper centre, rénovation énergétique des bâtiments municipaux… A mi-mandat, la nouvelle municipalité n’aura engagé comme rénovation urbaine que le carrefour Schumann et un début de PEM (gare), deux dossiers portés en faisabilité et en financement par notre majorité. A mi-mandat, la nouvelle municipalité aura gâché le projet du Parc Antier, enterré les dossiers du parc archéologique et du grand musée d’intérêt régional, laissé en plan le projet du Parc des Bains. 160 mesures contenues dans le programme de la liste Changer de Cap portée par Jean-Yves Ravier, quel taux de réalisation à ce jour ? Certes il y aura eu la rénovation de quelques cours d’école sur des budgets démesurés et la mesure phare pleinement idéologique « ville à 30 km/h », mesure ubuesque qui exaspère les automobilistes avec un 20 30 50 ininterprétable…

 

Si vous aviez 3 axes d’optimisation à proposer, que feriez-vous ? 

Les personnes qui habitent à Lons, celles qui y travaillent, doivent à nouveau pouvoir le faire en toute quiétude. Ceci impose une pleine sécurité et un environnement propre.

Afin d’assurer la sécurité en centre-ville  et lutter contre les actes de délinquance et d’incivisme, nous proposons plusieurs leviers : redistribution des missions principales de la police municipale affectée prioritairement à des patrouilles sur la voie publique avec un aménagement des plages horaires des agents en corrélation avec les besoins de soutien sécuritaire (fermeture commerciale). Ouverture temporaire d’un « Point Sécurité » sous les arcades, dédié à la Police municipale, afin de restaurer la confiance et la sérénité des citoyens et commerçants.

Afin de relancer la dynamique commerciale et soutenir nos commerçants : rendre le stationnement gratuit les vendredi et samedi de 16 h à 19 h. Supprimer le 20 km/h en hyper centre qui présente un véritable frein psychologique pour les automobilistes. Rendre la ville propre, prioriser l’entretien des rues, des trottoirs et des espaces publics jonchés d’herbes folles. Lancer un programme de sauvegarde et d’embellissement du patrimoine immobilier de notre ville, laissé sans vision.

Ces mesures sont des mesures de bon sens dont la mise en route peut être immédiate. Grand nombre d’actions seront à mener pour redonner à Lons-le-Saunier la place de capitale du Jura qu’elle mérite. Elles seront le socle de nos engagements pour 2026.