Rugby. Du collège au lycée, l’US Oyonnax accompagne ses jeunes joueurs

Avec 92 élèves au collège et 65 joueurs et joueuses au lycée, les sections sportives liées à l’USO permettent aux jeunes de compléter leur pratique du rugby. Avec une priorité commune : faire progresser le sportif sans oublier l’élève.

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Au collège comme au lycée, des créneaux complètent la pratique en club. Crédit photo : US Oyonnax.

À Oyonnax, la formation ne s’arrête pas aux entraînements proposés par le club. Dès le collège, les jeunes peuvent bénéficier de créneaux supplémentaires pour poursuivre leur progression. Cette saison, 92 élèves, de la 6e à la 3e, composent ainsi la section collège suivie par Bruno Foux. Parmi eux, 62 sont également licenciés à Oyonnax Rugby, tandis que les autres pratiquent le rugby uniquement dans le cadre de la section.

Le dispositif, installé depuis plusieurs années, repose sur deux séances hebdomadaires d’une heure et demie, les lundis et vendredis après-midi. Des créneaux qui viennent s’ajouter, pour les licenciés, au programme du club. Les élèves de 6e et 5e peuvent ainsi atteindre trois entraînements dans la semaine avant le match du samedi, et ceux de 4e et 3e jusqu’à trois ou quatre séances. « Ça permet d’avoir des entraînements de plus de rugby, de pouvoir progresser davantage », souligne Bruno Foux.
Mais le suivi ne se limite pas au terrain. Les résultats et le comportement au collège sont également observés. « Ça reste en priorité le scolaire avant le rugby », insiste Bruno Foux. Une exigence qui accompagne les jeunes tout au long de leur parcours et que l’on retrouve quelques années plus tard au sein du pôle lycée.

Développer individuellement le joueur

Au lycée, Nathan Migliorini a repris cette saison la responsabilité d’un pôle qui rassemble 65 joueurs et joueuses, dont 51 garçons et 14 filles, de la seconde à la terminale. Grâce aux partenariats noués avec les établissements scolaires, les jeunes disposent d’horaires aménagés les mardis et jeudis, avec une heure et demie consacrée à leur développement.
Une partie du créneau est dédiée à la préparation physique, avec notamment du renforcement, de la musculation ou du travail de vitesse. Sur le terrain, le mardi permet de travailler la technique individuelle, de la passe au plaquage en passant par les attitudes au sol. Le jeudi est davantage consacré au poste, avec la touche et la mêlée pour les avants ou encore le jeu au pied, la passe et la lecture du jeu pour les trois-quarts.

Nathan Migliorini veut surtout profiter de ces séances pour « remettre l’individu au centre des débats ». Le travail s’effectue notamment en petits groupes, avec la possibilité de répartir les joueurs par groupes de six sur le terrain. L’objectif est de développer leurs qualités individuelles avant de retrouver les entraînements du club, davantage tournés vers le collectif. « La section lycée, c’est vraiment un outil de développement individuel du joueur », résume-t-il.

Le scolaire comme socle

Cette progression sportive ne doit pourtant pas se faire au détriment du reste. Nathan Migliorini défend un projet construit autour de trois dimensions : le projet sportif reposant sur le projet scolaire et le projet personnel du joueur. Avec une hiérarchie assumée. « Le plus important, ça reste le scolaire. » Lorsque les résultats ne suivent plus, le temps consacré au rugby peut ainsi être réduit pour permettre au jeune de travailler davantage avant de réintégrer progressivement les entraînements.

Le pôle cherche aussi à ouvrir les jeunes à d’autres pratiques. Des semaines d’« oxygénation » doivent permettre de couper ponctuellement avec le rugby, avec des interventions autour de sujets comme le dopage ou les commotions, mais aussi la découverte d’autres disciplines : football, jiu-jitsu brésilien ou danse. Une manière de compléter la formation sans rester constamment ballon ovale en main.

Enfin, le lien avec l’équipe professionnelle reste présent. Cette saison, les jeunes ne s’entraînent plus le vendredi, ce qui doit notamment leur permettre d’assister aux rencontres des professionnels à Charles-Mathon. Une passerelle supplémentaire entre les différentes générations du club, avec l’ambition de partager une même identité de jeu, des catégories jeunes jusqu’à l’équipe première.