L’invité de la semaine : Michel Sornay

Le président du district de foot se réjouit que le nombre de licenciés ne fasse que croitre. Ce sport attire de plus en plus de filles et les projets de développement ne manquent pas.

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Michel Sornay, quel est le bilan de cette rentrée ?
Aujourd’hui, le nombre des licenciés est au-dessus de la moyenne des dix dernières années. Nous sommes à 8 661. Déjà l’an dernier, nous avions retrouvé le niveau de 2018-2019 avec 8 247 licenciés. En fin de saison, nous étions à 9 309 donc statistiquement on devrait finir celle-ci à 9 470. Nous progressons dans toutes les catégories. Nous avons stoppé l’érosion des seniors. Nous continuons à bien développer le foot féminin.

Comment faites-vous et quel pourcentage cela représente-t-il ?
Nous avons 13 % de féminines. C’est le plus fort taux de la région Bourgogne/Franche-Comté, qui est en moyenne à 9,8 %. Depuis 2012, j’ai mis en place un plan de développement et j’ai structuré notre offre. La coupe du monde féminine nous a aidés aussi.
Nous sommes fiers cette année d’avoir la première féminine au pôle espoir à Lyon, Célia Chabod. Elle est originaire d’Arbois et maintenant elle joue à Dijon. Elle est régulièrement convoquée en U19 national, malgré qu’elle n’a que 15 ans. Elle a un super potentiel, c’est une grande fierté.
Le 5 novembre, nous relançons à Arbois les matinées du foot féminin, lors desquelles on réunit toutes les filles qui le souhaitent pour découvrir le football.

Vous intervenez aussi beaucoup dans les écoles…
Nous proposons du jeu de balle pour apprendre les règles, se comporter en équipe… C’est un programme de qualité « Le foot à l’école ». Nous avons de plus en plus de demandes. Quelque part, ce sont les instituteurs et les directeurs qui font notre publicité, cela va dans le bon sens. Le sport collectif, c’est l’école de la vie…

Et où en est-on en matière de lutte contre les incivilités ?
Nous avons toujours le programme de « Fair play », dont l’objectif est de valoriser les clubs les moins sanctionnés dans la saison. Et « Clubs où il fait bon aller jouer ». Les clubs se notent entre eux sur l’accueil. Le district étant une institution de proximité, nous échangeons pour corriger certaines choses si besoin.
Notre souci, c’est la gestion de certains parents. Le sport est un lieu d’éducation et le comportement des personnes autour de la rencontre doit être correct.

A une époque, quelques clubs ont fusionné dans le Jura. Où en est-on ?
Maintenant, c’est l’inverse, il y a des créations. Par exemple, Saint-Aubin. Il y a eu des fusions nécessaires comme Andelot-en-Montagne, qui comptait deux clubs. C’était souvent dû à un manque de bénévoles. Ou à l’ambition de quelques personnes qui veulent aller chercher le niveau supérieur, ce qui n’est pas toujours en adéquation avec l’environnement.
Je suis plus favorable aux ententes quand il y a des moments difficiles que de fusionner car cela amène à une perte d’identité et à terme, les gens s’en vont, que ce soit des entraineurs ou des joueurs, car ils ne se reconnaissent pas dans cette nouvelle organisation.

Comment accompagnez-vous les clubs ?
Nous travaillons beaucoup sur la formation des éducateurs, c’est un élément important aussi pour notre développement. Notre leitmotiv est d’accompagner les clubs. Nous les aidons pour améliorer leur organisation, trouver des subventions… J’étais samedi dernier à l’inauguration de l’éclairage de Damparis (Jura Stad’ NDLR), nous avons aidé Poligny qui a refait son terrain synthétique…
Nous cherchons aussi à valoriser tous les bénévoles. Depuis dix ans, nous organisons la journée des passionnés. Deux, trois bénévoles par club sont invités le 21 janvier à la salle des fêtes de Montmorot.

L’offre foot santé a-t-elle trouvé un public ?
Oui. C’est une pratique que nous développons avec les clubs, mais pas seulement. Nous l’avons fait avec le foyer de Dompierre-sur-Mont l’an dernier et cela continue cette année. L’idée est aussi de démarcher les entreprises.

Quel était le but du courrier que vous avez envoyé mi-octobre aux maires ?
J’ai proposé à ceux qui possèdent un city stade de mettre en place une animation. Le but est de montrer aux personnes non licenciées que si nous proposons une offre plus structurée, c’est mieux pour elles, et cela met en valeur l’investissement de la municipalité. Nous le faisons pour les U11 à U18. Nous proposons aussi du foot en marchant à tous les âges. 50 % des élus ont déjà répondu et les premières interventions ont eu lieu samedi 22 octobre. Nous montrons qu’il y a de la vie dans les villages…