L’actuel abattoir, exploité depuis plus de quarante ans, arrive en fin de vie et fonctionne aujourd’hui sous dérogation préfectorale. Pour Cyrille Brero, maire de Lons-le-Saunier, la construction d’un nouvel équipement est donc devenue incontournable. « Il y a deux solutions : soit on arrête, il n’y a plus d’abattoir à Lons, soit on doit trouver des solutions pour un nouvel abattoir », résume-t-il.
Le futur équipement, prévu dans la zone industrielle de Perrigny, représente un investissement de 15 millions d’euros. Sa capacité maximale serait portée à 7 500 tonnes par an, contre environ 5 000 à 5 500 tonnes actuellement. Surtout, les engagements des utilisateurs permettraient d’atteindre les 6 800 tonnes correspondant au seuil de rentabilité. « On sait qu’économiquement, on aura suffisamment de clients pour que l’abattoir tourne », assure le maire.
Des financements publics nécessaires
Le montage financier reste toutefois le dernier obstacle. La Ville et ses partenaires recherchent notamment 4 millions d’euros de subventions publiques, principalement auprès de l’État. « Toutes les obligations que j’avais demandées pour pouvoir lever les risques […] sont levées. Il manque juste un aspect, c’est les 4 millions d’euros de subvention », indique-t-il, lui qui dit travailler avec la préfecture et la Banque des Territoires.
Les terrains ont par ailleurs été achetés et les plans réalisés. Une réflexion juridique est encore menée sur la forme du futur montage, entre maintien de la SCIC et éventuelle évolution vers une autre structure. « Tout est prêt, il ne reste plus qu’à déposer, faire construire », estime le maire.
Au-delà de l’équipement lui-même, la Ville insiste sur l’enjeu pour l’ensemble de la filière viande. « C’est aussi les débouchés pour toute la filière bovine, ovine et porcine », souligne Cyrille Brero. Le maintien de l’abattoir doit ainsi permettre de conserver un débouché local pour les éleveurs et de renforcer l’approvisionnement de proximité, notamment pour les cantines, l’hôpital ou la restauration collective. « C’est à la fois économique, du bien-être alimentaire, et des emplois », résume le maire.
Selon l’élu, le projet permettrait de consolider une filière représentant environ une centaine d’emplois directs et indirects, tout en maintenant un débouché local pour les éleveurs. Cyrille Brero espère obtenir les garanties de l’État d’ici la fin de l’année afin de pouvoir lancer concrètement le projet.


























