Lons-le-Saunier. La Quinzaine du film allemand fait tomber les clichés

La Quinzaine du film allemand à Lons-le-Saunier bouscule les clichés et fait découvrir un cinéma germanophone vivant et accessible.

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Quinzaine du film allemand à Lons-le-Saunier
À Lons-le-Saunier, la Quinzaine du film allemand invite à regarder l’Europe autrement, par le prisme du cinéma et de la langue.

À Lons-le-Saunier, la Quinzaine du film allemand s’est imposée comme un rendez-vous culturel attendu. L’événement existe depuis 2010 et doit tout au professeur d’allemand, Vincent Muller, qui voulait promouvoir la langue autrement que par les manuels scolaires. “On voit très peu de films allemands en version originale”, rappelle-t-il.

Avec le cinéma les 4C, ils ont choisi des œuvres récentes, ancrées dans leur époque, pour montrer un cinéma vivant. La manifestation dure désormais quinze jours et attire un public curieux, scolaire ou familial.

Une diversité du cinéma germanophone

La programmation revendique la diversité du cinéma germanophone. Comédies, drames sociaux, films historiques et récits sur la jeunesse se côtoient. “On veut sortir des deux ou trois films que les gens ont en tête”, insiste Vincent Muller.

Pour Pauline Rumelhart, il s’agit aussi de rendre les films accessibles à tous : “On propose des œuvres que tout le monde peut apprécier, et les sous-titres n’effraient personne”. Ensemble, ils dépassent les stéréotypes français sur l’Allemagne, souvent réduite à son passé ou à une image rigide.

La Quinzaine défend la version originale sous-titrée comme un vrai plus. Vincent Muller rappelle que “la France a un peu de retard” sur cette pratique déjà répandue en Europe. Pauline souligne que c’est un cinéma moins élitiste et plus vivant : “On s’habitue vite aux sous-titres, et après, c’est un vrai plaisir”.

Le festival organise des débats et propose un Stammtisch, moments d’échanges pour parler allemand. Il crée un espace collectif où la culture européenne se partage simplement, sans barrière.