A l’appel de la Capeb Jura, plus de 350 entreprises ont manifesté

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Une marche funèbre symbolisant la mort de l'artisanat du bâtiment était organisée jusqu'à la Préfecture. Photo P. Négri

Jeudi dernier, des centaines d’artisans du département ont terminé leur journée par une manifestation, répondant à l’appel de l’antenne locale de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et de la CNATP (Chambre nationale des artisans de travaux publics et du paysage).
Leur point de rassemblement était fixé sur la place de Verdun, où ils y ont déversé leurs déchets, triés. Les participants ont ensuite entamé une marche funèbre jusqu’à la préfecture, où ils ont déposé un cercueil, symbolisant la « mort de l’artisanat du BTP ». Une délégation était ensuite reçue par le Directeur du cabinet du Préfet.
Afin d’apporter un soutien aux artisans en détresse, un chèque de 3 050 euros a été remis par les manifestants à l’Apesa (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aigüe).

De nombreux points de crispation

Cette action d’envergure était l’expression d’un « ras-le-bol » généralisé, suite à des mesures que le gouvernement souhaite imposer à un secteur déjà fragilisé.
« Ces mesures sont injustes et impacteront gravement nos activités », a dénoncé Régis Bride, président de la Capeb. Les points de crispation sont nombreux, entre autres la suppression du GNR (gazole non routier), la prise en charge par les entreprises de tout ou partie des arrêts maladie de leurs salariés, le manque de points de collecte de déchets alors qu’une nouvelle taxe, la REP bâtiment, est entrée en vigueur en 2023 pour normalement pallier à ce problème…
A suivre.

Les artisans en colère ont déversé leurs déchets triés sur la place, Photo P. Négri
Des déchets triés ont été déversés sur la place de Verdun. Photo P. Négri
Plus de 300 entreprises artisanales étaient représentées lors de cet Energothon. Photo P. Négri
Des mesures annoncées par le gouvernement ont déclenché la colère des artisans du BTP. Photo P. Négri
Une bougie symbolique était déposée par les manifestants, sur le cercueil déposé devant le portail d’honneur de la Préfecture. Photo P. Négri