Ils militent pour un retour à une vie normale

Rencontre avec un collectif jurassien particulièrement combatif, afin que les masques puissent partout et définitivement tomber, deux ans après l'apparition de la pandémie, et de toutes les conséquences désastreuses (notamment psychologiques) qu'elle a entrainées.

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Anne Jacques, vous êtes membre du collectif droits des enfants 39. Pourquoi et comment avez-vous entrepris de créer votre mouvement ?
Ce collectif s’est créé récemment pour l’organisation de la Sommation interpellative du recteur de la Région académique BFC, Jean-François Chanet. C’est la région Grand Est qui a initié cette action, reprise ensuite par de nombreux collectifs de France, si bien que finalement cette opération a touché les 12 régions académiques de France. Les parents, grands-parents, et/ou enseignants qui se sont mobilisés sont issus de divers collectifs nationaux (Réinfocovid, Mamans Louves, Enfance et Liberté, Bas les Masques) ou même ne faisaient pas partie de collectif. Moi-même je fais partie de l’antenne Jurassienne de Réinfocovid créée il y a un an.
Il était donc nécessaire au niveau départemental de se regrouper sous un collectif unique afin de médiatiser notre action. Droits des enfants 39 est un collectif de parents, enseignants, grands-parents ou citoyens, désireux de libérer les enfants/ado de l’obligation du port du masque et des protocoles anxyogènes, et de les protéger du prosélitysme de la vaccination auquel ils sont soumis dans des établissements scolaires.

En quoi consiste cette action Sommation interpellative du recteur ?
En deux semaines nous avons sensibilisé plus 150 parents/enseignants, désireux de défendre le droit des enfants, et tous ont signé un document remis par huissier au recteur, dont le préambule est un exposé des faits reprenant nombre d’études sur le masque, les tests, et les vaccins. Suivi d’une vingtaine de questions sur le port du masque notamment, et l’incitation à la vaccination. Nous mettons le recteur, ainsi que les directeurs, enseignants, devant leurs responsabilités : ils sont responsables de ce qu’ils font appliquer dans les écoles. Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées., et il n’est dégagé d’aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. (Article 28 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, portant droits et obligations des fonctionnaires). Il a l’obligation de nous répondre (loi CADA-1978).

Selon vous, comment parvenir à retrouver « les jours heureux », sans obligation du port du masque, sans protocole, sans test, mais sans pour autant risquer la propagation du virus ?
De nombreuses études (reprises dans l’exposé des faits dans la sommation au recteur) ont démontré l’inefficacité du masque et ses désavantages lors du port prolongé, et également le fait que les enfants sont peu malades, et ne sont pas contaminants.
Entre autres, le Haut conseil à la santé publique (HSCP) a rendu en 12/2020 un avis sur les stratégies de prévention de la diffusion du virus SARS-CoV-2 en Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE) et en milieu scolaire : « Les enfants jeunes sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la chaîne de transmission du SARS-CoV-2. Les données de la littérature montrent, à ce stade des connaissances, que le risque de transmission existe principalement d’adulte à adulte et d’adulte à enfant et rarement d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte. Les expositions et les transmissions surviennent principalement en intra-famille ».
Récemment, en octobre 2021, l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) a publié une Analyse de la situation hospitalière 2020 Covid19 qui dit que
« Près de 218.000 patients ont été hospitalisés en 2020 pour prise en charge de la Covid-19. Les patients COVID représentent 2% de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus ».
En début d’année, de nombreux pays, comme le Royaume-Uni, on fait le choix de vivre avec le virus. La plupart des restrictions dans ce pays n’ont plus cours. Il ne vous est plus demandé de garder votre masque à l’intérieur, ni de présenter un pass sanitaire (France Info 27/1/2022).
Alors, il semble possible de retrouver « les jours heureux » en faisant simplement preuve de bon sens, en gardant son enfant chez soi s’il est malade le temps qu’il n’ait plus de symptôme.

Si l’on s’en tient au factuel…

Les enfants et ado sont la population qui a été le moins touchée par le COVID ces deux dernières années (20 décès depuis 03/2020 chez les moins de 18 ans, dont la plupart avaient des comorbidités). Paradoxalement, ce sont eux qui subissent les conséquences les plus graves de ces protocoles sanitaires, sur le plan physique, psychologique, relationnel… N’oublions pas que l’enfant est un champion pour rassurer les adultes et dire que «ça se passe comme d’habitude».
Pour reprendre les mots de la psychologie Marie-Estelle Dupont : qui sommes-nous pour banaliser le fait de priver des enfants du visage humain et d’une respiration normale ? On ne construit pas son identité dans l’anonymat généralisé. On ne devient pas un adulte aligné, équilibré, mature et autonome dans un environnement obsessionnel et psychorigide. Il est urgent de réaliser que c’est toute une génération qu’on est en train de sacrifier. Dans quel monde souhaitons voir s’épanouir nos enfants ?
On peut au moins, s’autoriser à s’interroger…

Contact Droits des enfants 39 : droitsdesenfants39@gmail.com