L’invité de la semaine : Patrice Dubesset

Rencontre avec le directeur des deux enseignes jurassiennes Bureau Vallée, engagées dans l'action nationale "Ensemble pour le climat". "Il revient à chacun d'agir concrètement dans son quotidien, pour adopter un comportement écoresponsable"

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Patrice Dubesset.

Patrice Dubesset, vous participez depuis le 1 juin, à une action nationale baptisée “Ensemble pour le climat”, en quoi consiste-t-elle ?
Cette action regroupe 15 enseignes, soit 15 000 points de vente en France, et 150 000 collaborateurs. L’objectif de l’opération consiste à montrer concrètement ce que nous pouvons faire en terme de protection de l’environnement et à trouver des solutions d’action pour minimiser toujours plus nos impacts.
Nous souhaitons aussi sensibiliser nos clients aux enjeux climatiques, puisque chacun d’eux peut faire un don en faveur de l’agroforesterie française.

Vous êtes à la tête des magasins Bureau Vallée de Dole-Choisey et Lons-Montmorot. En quoi agissez-vous en ce sens ?
L’enseigne Bureau Vallée s’engage depuis toujours dans le respect de l’environnement. Nous récupérons les cartouches d’encre vides, nous proposons des larges gammes de produits à l’unité en vrac, comme les stylos, afin de diminuer le suremballage. Nous rachetons les cartables usagés.
Depuis 10 ans, on évalue l’impact écologique et social de l’ensemble des produits que nous vendons à l’aide d’une notation visible sur chaque étiquette qui prend en compte le processus de fabrication, son acheminement et son utilisation.
Depuis peu, nous proposons aussi du matériel informatique reconditionné (ordinateurs, écrans, imprimantes, etc…).

Plus localement, entreprenez-vous des actions du même type ?
Nous suivons toutes les actions de l’enseigne et nous agissons localement, notamment pour la redistribution des cartables rachetés à la rentrée des classes, en collaboration avec la Croix Rouge jurassienne.
Durant cette quinzaine, nous mettons en avant à Choisey les actions d’un groupe d’agriculteurs et de maraîchers qui sont dans une optique de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Cela, en développant des techniques agricoles qui vont permettre d’améliorer la vie et la fertilité des sols, de façon naturelle. Sans pour autant être bio…
Des panneaux explicatifs sont présents en magasin et le samedi 15 juin pour clore l’opération, ces agriculteurs et maraichers, comme la Ferme du Creux Vincent de Foucherans, viendront à la rencontre de nos clients pour expliquer leur démarche.

Comment expliquez-vous cette soudaine prise de conscience collective de notre état d’urgence climatique ?
Je viens d’un milieu agricole situé en Auvergne. Le respect de l’environnement me semble naturel de part mon éducation.
Le dérapage de la surconsommation est un problème éducatif. On a banalisé l’accès à des produits ou des services dont nous n’avons pas réellement besoin, juste par mimétisme et par provocation artificielle d’achat impulsif.
Aujourd’hui, les médias nous sensibilisent davantage à modifier nos habitudes de consommation, mais il est évident qu’il revient à chacun d’agir concrètement dans son quotidien, pour inverser la tendance et adopter un comportement écoresponsable.