Les activités de pédopsychiatrie se rassemblent

Le CHS Saint-Ylie Jura a fait l’acquisition du bâtiment La Ferté, situé au 305, rue Désiré Monnier, à Lons, en septembre 2019. En 2021, les services « Le Président » et « La Ferté » ont fusionné sur ce dernier site. Les travaux se sont finalisés cette année.

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Le directeur est intervenu après la visite du plateau technique de 2 500 m2 qui accueille entre 30 et 50 patients au quotidien.

« Le projet de rassembler les activités de pédopsychiatrie de Lons sur un même lieu courait depuis plusieurs années », rappelle le Docteur Maxence Barba.
Depuis 1997 exactement, précise le directeur du Centre hospitalier spécialisé Saint-Ylie Jura, Florent Foucard. « Le projet est entré en action de manière plus active en 2006, poursuit-il. L’opportunité immobilière pour que nous puissions investir dans ce bâtiment s’est présentée en 2017. »
Le chantier a démarré en septembre 2019. La Covid est passée par là. Et vendredi 21 octobre dernier, est enfin venu le temps d’inaugurer le résultat de l’opération de regroupement des activités de pédopsychiatrie sur Lons : un plateau technique de 2 500 m2 qui accueille entre 30 et 50 patients au quotidien. L’investissement avoisine les 2,5 millions d’euros, dont la moitié financée par l’Agence régionale de santé.

La renaissance de la clinique La Ferté

« Il y a trois symboles, liste le directeur. Pour les Lédoniens, c’est la renaissance de la clinique La Ferté qui leur tient à cœur. Nous sommes heureux de faire toujours une activité à destination des enfants. » Le deuxième est l’affirmation que la vocation de l’établissement est départementale. Enfin, ce chantier n’aurait pas été possible sans la mobilisation de tous les professionnels du CHS.
Un personnel qui a accueilli les différents invités et leur a fait découvrir les lieux. Au rez-de-chaussée, se trouve l’hôpital de jour et le CMP (Centre médico-psychologique) pour les adolescents de 12 à 18 ans. 40 jeunes sont accueillis en hôpital de jour par semestre, avant d’être réévalués. Ils sont pris en charge par six infirmières, un cadre, un psychologue. Ils disposent d’un vaste espace où faire du sport, du chant, de la médiation animale, du théâtre, de la peinture…
Au premier étage, se trouve l’hôpital de jour pour enfants de 2 ans ½ à 12 ans. Huit infirmières s’y relaient et travaillent avec une institutrice, une psychomotricienne, une orthophoniste… Une quarantaine d’enfants sont accueillis et autant au CMP. « Nous travaillons beaucoup les troubles du comportement, présente Isabelle Kassis, infirmière. Beaucoup d’enfants sont agressifs, agités, ils ne tiennent pas en place ou leurs codes sociaux ne sont pas adaptés. »
« Je m’occupe le plus fréquemment des enfants seuls car leur difficulté est le plus souvent d’être en groupe, présente Valérie Tamborini, l’institutrice. La séance dure grand maximum 45 minutes, je rattrape avec eux ce qu’ils ont manqué à l’école ou nous travaillons une difficulté particulière. » L’espace est similaire à celui dont l’équipe disposait au « Président », mais il est agencé de telle manière que la surveillance des enfants est plus difficile.

Recherche pédopsychiatres…

Au deuxième étage, se trouve le CMP avec plusieurs intervenants : deux psychomotriciens, un orthophoniste, une assistante sociale, trois psychologues, deux thérapeutes familiales, un cadre, quatre postes médicaux pas tous pourvus. Le personnel doit intervenir également à Morez et Saint-Claude. Il y a un peu d’attente. « Si on ne trouve pas de pédopsychiatre, on risque de devoir se réorganiser », s’inquiète le Dr Christelle Martin Grandvoinnet, pédopsychiatre et chef de service qui doit faire face à une demande encore plus importante depuis la Covid.
« Oui, nous avons un bel outil de travail, convient le directeur. Pour les hôpitaux aujourd’hui, la difficulté, ce sont les ressources humaines. Nous avons des réussites, mais aussi des échecs car nous n’arrivons pas à remplacer tous les départs ».