Le sentier du Loup-Garou, une balade chargée d’histoire

Entre le village d’Amange et la vallée de la Serre, le sentier du Loup-Garou offre une agréable randonnée pédestre qui dévoile tout au long de son parcours les traces laissées par l’homme. Jalonné de panneaux peints, il retrace la vie dans le massif de la Serre et conte la mystérieuse histoire de la bête sauvage de la Vallée des Anges.

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Le sentier

Au départ d’Amange, le circuit trace une boucle qui passe par le massif de la Serre. À travers bois, ruisseaux et plaines, les promeneurs font la rencontre de nombreux animaux, et s’attardent devant la flore variée qu’abrite le paysage. Étendu sur 4,5 kilomètres, il emporte petits et grands dans l’aventure exceptionnelle de la «chasse au loup-garou». Vous découvrirez en chemin l’ancien château-fort, la fontaine, la grande fresque murale, mais aussi la grotte de l’Ermitage et le Moulin Cheneau.

L’histoire du Loup-Garou…

Au XIVème siècle, les villageois d’Amange ont été confrontés à un phénomène étrange. Quatre enfants du village ont été déchiquetés et dévorés tél que l’aurait fait un loup. Mais par temps de famine, beaucoup craignaient le cannibalisme. Très vite, les soupçons reposèrent sur Gilles Garnier, un ermite qui a trouvé refuge avec sa femme et ses enfants dans la forêt de la Serre. Un soir alors qu’il venait d’étrangler sa quatrième victime, un jeune garçon d’une dizaine d’années, il fut surpris par les habitants. Apeuré, il prit la fuite et fut rattrapé peu de temps après par ceux qui l’avaient dérangé. Il avouera ses crimes une fois écroué dans la prison de Dole, et sera brûlé vif.

L’histoire de la fresque

Au printemps 1996, dans le village d’Amange, au cœur du Jura, un groupe d’adolescents lassé de voir le mur triste et disgracieux de la Maison Familiale de son village, demande au Conseil Municipal l’autorisation de le graffer. La commune ne refusa pas l’idée et demanda alors conseil à l’artiste peintre Yves Robé pour valoriser au mieux le mur concerné. Les élèves en primaire à la Maison familiale et les enfants du village se mirent aussitôt à l’œuvre dans l’objectif de donner le dernier coup de pinceau l’été 1997. L’œuvre murale fut ainsi inaugurée en juillet de cette même année par le ministre de l’environnement, en personne : Dominique Voynet.

En vous promenant sur le sentier, vous croiserez peut être «la bête» et à défaut de l’apercevoir, vous pourrez retracer son histoire ainsi que celle de la vie dans la vallée en admirant les vingt-deux panneaux qui bordent le chemin.