Le préfet Serge Castel en visite au pays de la lunette

Paget Frères une entreprise haut-jurassienne historique.

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La préfectorale est à l'écoute des explications et doléances pleines d'a-propos du patron-mécanicien.

Mercredi dernier, le préfet Serge Castel accompagné de Caroline Poullain la sous-préfète, était en visite sur le Haut-Jura à Morez bassin de la lunetterie. Après une première visite dans un établissement d’exception, Gouverneur-Audigier, il s’est rendu chez un sous-traitant de cette industrie, chez Paget Frères un mécanicien.
La société a vu le jour en 1970 à Morez capitale de la lunette. Son nom historique «Mayet & Paget» changea suite à la reprise des établissements par les deux frères Georges et Bernard Paget, tous deux diplômés de l’école nationale pratique. A l’époque l’entreprise fabriquait essentiellement des machines pour opticiens, lunetiers et industries connexes (toupies à canneler et noyer, tourets de polissage, perceuses à verre et angleuses de branche…). Elle s’occupait aussi du négoce de tout matériel et outillage pour ce même milieu professionnel… Et toute cette activité remplissait au mieux le carnet de commandes.

Le recrutement de salariés compétents : un vrai problème !

Puis avec la concurrence chinoise, les temps devinrent plus difficiles. Mais Paget Frères a cependant su se diversifier dans l’univers de la lunetterie par exemple, en représentant la marque allemande de visseuses «WEBER»,  et en allant toucher d’autres marchés, que celui de la lunette. Néanmoins actuellement, le recrutement de salariés compétents est un casse-tête. La filière BAC-PRO mécanique ne fournit plus assez de jeunes motivés et opérationnels. De plus les bons ouvriers, appâtés par les salaires suisses importants et très proches, quittent l’entreprise sans pouvoir être remplacés. Ils obtiennent ainsi des salaires multipliés par 2 ou même 3, alors que ces derniers sont déjà supérieurs de 20% à la moyenne du bassin d’emploi. «La lutte est inégale soupire le patron auprès du préfet. Il faut faire quelque chose sinon, c’est la mort à petit feu de notre filière…».
Le préfet opine du chef et emmagasine les doléances. Quelle sera la suite ?