C’est sous un soleil fort agréable que Yannick Neuder, ministre de la santé et de l’accès aux soins, a fait son arrivée à Dole en début de journée jeudi 20 mars. Accueilli par plusieurs élus locaux à l’entrée du nouveau plateau ambulatoire du centre hospitalier Louis Pasteur, le membre du gouvernement de François Bayrou, s’est félicité de voir une belle cohésion autour des problématiques de santé sur le secteur, entre l’Etat, le Département, l’agglo et la ville.

« Je conçois mon action de ministre en lien avec les territoires« , a déclaré Yannick Neuder, qui dans son agenda de ministre réserve un à deux jours par semaine en dehors du ministère.

Le Ministre de la Santé Yannick Neuder en visite dans le Jura

Après une petite présentation de l’établissement par son directeur Gilles Chaffange, le ministre était invité à découvrir les nouveaux espaces dont dispose le centre hospitalier dolois. Au fil des couloirs et des échanges, les élus, dont le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, ont défendu l’importance de maintenir des services de santé de proximité sur le territoire et de former davantage de personnel pour répondre aux besoins.

Yannick Neuder : « Il faut former beaucoup plus de soignants »

Sur ces enjeux, le ministre a donné sa vision des choses : « Il faut former plus et mieux et faire en sorte que l’on augmente le nombre de médecins, en simplifiant les choses. Il faut faciliter l’accès aux Praticiens Diplômés Hors Union Européenne (PADHUE). Sur la formation initiale, il faut supprimer le numérus clausus et j’espère y arriver avant l’été et permettre aux étudiants qui sont partis étudier à l’étranger, comme en Espagne, Roumanie ou Belgique, faute de place en France, de revenir dans notre système de santé », a déroulé Yannick Neuder, qui souhaite également encourager l’installation de docteurs juniors, des étudiants très avancés dans leurs années de médecine sur des zones dépourvues de soignants en mettant tout en œuvre pour leur accueil, sur le logement ou le transport par exemple. Le ministre a fait l’annonce que 25 nouveaux docteurs juniors allaient faire leur arrivée dans le Jura d’ici fin 2026.

En fin de visite, un temps d’échanges a été accordé aux représentants des syndicats et du comité de défense des hôpitaux de Dole qui ont fait part de leurs revendications dont la réouverture de la chirurgie sur le site, une amélioration des transports sanitaires après la suspension en janvier dernier d’une convention avec une société d’ambulance qui assurait des transports 24 h /24, la formation et le recrutement de médecins en nombre suffisant, la rénovation et l’isolation des façades du bâtiment et plus globalement des financements à la hauteur des besoins de l’hôpital et de tous les services publics.

Inauguration des appartements passerelles à Saint-Ylie

Inauguration des appartements passerelles à Saint-Ylie

Dans un second temps, le ministre s’est rendu au centre hospitalier spécialisé du Jura Saint-Ylie pour inaugurer les nouveaux appartements passerelles aménagés dans ce que l’on appelait jadis, le pavillon des célibataires. Une coupure du ruban qui a pris un sens tout particulier puisque la veille, Yannick Neuder avait présenté son plan santé mentale en conseil des ministres.

Ministre de la santé Coupe le Ruban

« Les appartements passerelles sont un lien avec la vie réelle pour les patients qui deviendront moins patients au fil du temps et retrouveront davantage leurs marques dans la vie quotidienne« , a indiqué Yannick Neuder, qui souhaite mener une politique de déstigmatisation et une plus grande reconnaissance de la santé mentale dans notre société.

Le ministre observe qu’un tiers des Français ressentent des difficultés mentales.  « C’est la première cause de mortalité chez les jeunes avec le suicide« , s’est inquiété Yannick Neuder, qui souhaite que l’on prenne également davantage soin des soignants, eux aussi exposés à de possibles souffrances psychiques.

En seconde partie de journée, Yannick Neuder s’est rendu à la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) de Bletterans pour une rencontre avec les professionnels de santé sur place.

Enzo Saad