Assemblée générale de la Fraternelle

L’institution en recherche d’équilibre.

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Pascal Geneste le président et Christophe Joneau Directeur président l'Assemblée.

Dans son rapport moral, le président Pascal Geneste, s’est dit osciller durant cette année 2022 écoulée, entre les incertitudes de crises « imprévisibles », et les joies et satisfactions improbables et parfois étonnantes, pour peut-être conclure «dans une lassitude à ne plus croire en notre talent». Que de questions à se poser…
Et de conclure : «Vous l’aurez compris, cette année 2023 sera une année de réflexion, de transition, pour conforter nos moyens financiers afin qu’en 2024 nous puissions fêter sereinement nos 40 ans  et repartir pour autant d’années de riches moments passés ensemble».
Vous aurez sûrement compris le message, en 2023, la Fraternelle cherchera toujours son équilibre. Tout d’abord un équilibre financier nécessaire. En effet en parlant des finances, au lendemain d’un exercice 2022, «Le résultat est catastrophique. Il y a eu des erreurs de gestion et nous devons y remédier », reconnaissait le directeur Christophe Joneau. Cependant une trésorerie saine permet d’atténuer les 126.886€ de déficit, dus notamment à plusieurs problèmes conjoncturels.

Quel projet culturel à venir, et quel devenir de l’association ?

Les ressources propres de la  »Frat », par les entrées au cinéma et aux différents spectacles représentant 40%, et qui étaient en berne les deux dernières années à cause du Covid, commencent à progresser utilement.
Certes si les diverses subventions restent à peu près du même niveau par les financeurs institutionnels, représentant environ 60% des ressources de l’association, «elles répondent pour une bonne moitié à des appels à projet, pour lesquels nous jouons le rôle de caisse enregistreuse », explique Christophe Joneau.
«Avec les appels à projets proposés par l’État comme principales ressources au moment des confinements, les collectivités ont renforcé le rôle d’entremetteur et producteur d’événements, d’une association qui doit désormais multiplier les dossiers, les sollicitations et trouver les moyens matériels et humains de ces actions ciblées».
«Seulement voilà, mettre en œuvre la politique de l’État n’est pas financé et nous sommes parfois déficitaires », expliquait Christophe Joneau, «sans pour autant dénoncer notre mission d’éducation populaire et artistique.. ».
Ce constat et les leçons de la crise poussent ainsi la Frat à s’engager dans un long processus de discussions internes sur le projet culturel à venir, et sur le devenir de l’association.
A suivre…

Contact : www.maisondupeuple.fr