L’Édito. La Trouée d’Arenberg

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(Crédit photo : A.S.O / Pauline_Ballet)

Ce dimanche a tenu toutes ses promesses, il a même dépassé les attentes de tous ceux qui prédisaient logiquement sa victoire dans la Reine des classiques : Paris-Roubaix. Où les bookmakers le donnaient gagnant à une cote oscillant entre 2,5 et 3…
Mathieu Van der Poel a littéralement survolé l’épreuve. Du grand spectacle comme on en voit parfois lors de l’ascension des sommets légendaires du Tour de France.
Cela, grâce à un tableau noir respecté au millimètre, s’appuyant sur ses équipiers pour contrôler l’échappée du jour, puis pour durcir le rythme afin de provoquer une sélection drastique, bien avant l’entrée dans la mythique Trouée d’Arenberg.
Tenant toujours le haut du pavé, c’est à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée que le petit-fils de Raymond Poulidor a porté un coup fatal à ses adversaires, incapables de répliquer à son accélération. Une seule attaque a suffi pour aller finalement chercher en solitaire son deuxième succès sur le vélodrome de Roubaix. Triomphe total.
On notera enfin que cette 121ème édition du Paris-Roubaix fut la plus rapide de tous les temps. Van der Poel (souvent bien aidé par le vent de dos) bouclant le parcours à la vitesse moyenne de 47,802 km/h ! Soit une unité supplémentaire que son précédent record de l’année dernière qui affichait déjà une moyenne impressionnante de 46,8 km/h.
Bref, ce dimanche fut assurément un grand moment d’émotions, pour tous les amateurs de cyclisme, une discipline aussi pointue que passionnante puisque collective et individuelle, vraiment, « en même temps »…