La ministre de l’Industrie en opération reconquête

Agnès Pannier-Runacher s'est rendue jeudi dernier à l'usine Solvay de Tavaux ainsi qu'à la société Jurassienne de céramique française, sur l’ancien site de Jacob Delafon de Damparis.

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Agnès Pannier-Runacher s'est rendue jeudi dernier visiter le site Solvay de Tavaux.

Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher s’est rendue jeudi dernier visiter le site Solvay de Tavaux, et y rencontrer la PDG Ilham Kadri qui souhaite faire de l’usine jurassienne la plus grande productrice mondiale de polymères haute performance. Des éléments indispensables à la fabrication de batteries électriques pour le secteur automobile. Ce qui laisse ainsi augurer un marché particulièrement porteur à moyen voire long terme, et ambitionne la création d’environ 150 emplois directs.
Pour ce faire, l’unité de production sera construite à Tavaux fin 2023.
Lors de sa visite en terre tavelloise, Agnès Pannier-Runacher a souligné que l’investissement des 300 millions d’euros du groupe Solvay était soutenu par le dispositif France Relance.
« Nous ne donnons pas de l’argent au hasard. Grâce à son savoir-faire historique dans les polymères, le site capitalise sur l’exploitation du sel gemme dans le territoire et accompagne la réindustrialisation du pays ».
Comme toujours, qui plus est en pleine campagne électorale, autour du cortège ministériel, s’aggloméraient bon nombre d’élus locaux ou nationaux.

Un temps d’échange confidentiel…

Autre objectif de son déplacement dans le Jura, Agnès Pannier-Runacher a ensuite poursuivi son périple de quelques hectomètres pour se rendre à la société Jurassienne de céramique française, sur l’ancien site de Jacob Delafon que le groupe Kramer a repris en septembre 2021.
« Après le désengagement du groupe américain Kohler, le Gouvernement, aux côtés des représentants du personnel et des élus du territoire, a permis la reprise de cette usine historique (la dernière à produire des pièces en céramique sanitaire), tout en sauvant des savoir-faire et en offrant des perspectives aux salariés » avançait la ministre à l’issue d’un temps d’échange avec les organisations syndicales qui n’était cependant pas ouvert à la presse…
De quoi légitimement d’interroger : que pouvait-il y avoir de si dérangeant à (nous) cacher ?

Comme toujours, qui plus est en pleine campagne électorale, autour du cortège ministériel, s’aggloméraient bon nombre d’élus locaux ou nationaux.