Dès les premières minutes de son discours, l’élue a donné le ton en élargissant le regard au-delà des frontières françaises. « Depuis la guerre froide, on croyait au respect du droit international. Aujourd’hui, on fait face à des grands prédateurs », a-t-elle lancé, citant la Chine, la Russie ou encore les États-Unis. Une situation qui, selon elle, impose à la France de faire preuve de responsabilité budgétaire : « On ne peut pas se permettre que notre pays soit en difficulté financière sans redresser le cap de ses finances publiques. »
« Sans ordre public, il n’y a pas de liberté »
La sécurité intérieure a constitué le premier axe fort de son intervention. Justine Gruet a rappelé le vote, en avril 2025, d’un texte visant à renforcer la lutte contre le narcotrafic, avec « une meilleure coordination des outils de coopération » et « une répression financière plus forte ». Elle a tenu à saluer « l’engagement quotidien des forces de l’ordre », police, gendarmerie et services de l’État, ainsi que celui des collectivités locales.
« Dans l’hémicycle, deux notions incarnent la capacité à vivre en société : la liberté et l’ordre public. Sans ordre public, il n’y a pas de liberté », a-t-elle affirmé, évoquant les dispositifs de vidéoprotection, la prévention routière et la sécurisation des abords des collèges. Sur l’immigration, elle a plaidé pour « un meilleur contrôle » des frontières, rappelant le vote d’un texte limitant le droit du sol à Mayotte.
« Redonner de la valeur au travail »
La députée a ensuite abordé le pouvoir d’achat, étroitement lié, selon elle, à la reconnaissance de l’effort. « Il faut faire la distinction entre l’accompagnement et l’assistanat », a-t-elle insisté, se félicitant du retour à la défiscalisation complète des heures supplémentaires et de la création d’un revenu social unique. Elle a également alerté sur la concurrence de produits importés « qui ne respectent ni nos normes environnementales ni notre modèle social », défendant la souveraineté agricole et industrielle.
Enfin, la santé a occupé une place centrale dans son discours. « Les infirmières sont parfois la seule visite à domicile, le seul lien d’accès aux soins », a rappelé Justine Gruet, défendant la création d’un registre national du cancer et la nécessité de mieux financer la dépendance. « La santé gratuite sur les prises en charge lourdes est essentielle à conserver », a-t-elle conclu.
Un discours dense et structurant, dans lequel la députée jurassienne a affirmé vouloir « donner un cap et de la stabilité » à l’action publique pour l’année 2026


























