L’invité de la semaine : Maurice Gallet

Le Jumping de Lons-le-Saunier fête quarante ans de concours cette année. L’événement international accueillera 170 cavaliers et 300 chevaux du 8 au 11 juin à Montciel.

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Maurice Gallet est le président de la Société lédonienne de concours hippiques, qui organise le Jumping.

Maurice Gallet, vous êtes président de la Société lédonienne de concours hippiques, qui a créé le Jumping international de Lons-le-Saunier. Pouvez-vous nous raconter son histoire ?
Jusqu’en 1983, deux concours nationaux étaient d’importance pour la Ligue équestre de Bourgogne/Franche-Comté : Dijon et Lons. Ils étaient organisés par le club hippique local. Cette année-là, le club de Lons a décidé de ne plus l’organiser pour différentes raisons. Avec d’autres volontaires, nous avons fondé la Société lédonienne de concours hippiques. C’était le 30 novembre. J’ai encore le Journal officiel du 20 décembre qui fait état de la déclaration de l’association en préfecture le 6 décembre. Son objet : faire pratiquer les sports équestres et faire de la propagande en faveur du cheval et de l’équitation en organisant des compétitions et des manifestations équestres.
Nous n’avions pas d’argent et pas de matériel. Nous avons décidé de maintenir le concours, au même niveau. Montciel à l’époque n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Les cavaliers étaient accueillis sur un ancien terrain de tir à pigeon. Mais les bénévoles ont progressé de 1984 à 1989.

Pourquoi avoir voulu rentrer dans l’international ?
En 1990, nous en avions un peu marre. Nous ressentions que nous avions atteint nos limites. Le nombre de cavaliers était important. Un cheval pouvait courir deux épreuves chaque jour. Pour mieux planifier et mieux organiser notre manifestation, nous avons décidé de rentrer dans l’international. Un cheval ne pouvait alors courir qu’une seule épreuve par jour. Et puis le constat que tous les concours internationaux avaient lieu dans le sud au bord de la mer ou alors au bord de l’océan dans l’ouest était une autre motivation.

Où en est l’équipe aujourd’hui ?
Ce n’est forcément plus la même, il y a eu des décès, des départs… Je m’appuie désormais sur quelque 120 bénévoles et pas forcément que des personnes qui connaissent les chevaux et l’équitation. Il y a la passion et aussi l’amitié.

L’accueil a beaucoup évolué, avec une nouveauté encore cette année !
Au démarrage, les chevaux étaient attachés au camion. La nouveauté, c’est que les écuries seront couvertes cette année. Je rappelle aussi que nous sommes passés du terrain en herbe au premier concours sur sable en 2017. L’ancien terrain était compliqué à entretenir, surtout suivant les conditions météorologiques !

Combien de cavaliers allez-vous accueillir du 8 au 11 juin ?
Nous attendons 170 cavaliers et 300 chevaux de 18 nations. Nous proposerons 17 épreuves et 3 labels CSI***, CSI* et CSI YH1* – chevaux de 7 ans, dont trois épreuves comptant pour le classement mondial des cavaliers Longines Ranking, des épreuves spécialement dédiées aux jeunes chevaux de 7 ans et le Grand Prix qualificatif pour les Jeux olympiques Paris 2024 et le championnat d’Europe 2023. Cette année, la dotation est de 153 000 euros.

Vous avez à cœur de proposer cet événement gratuitement…
C’est grâce à nos sponsors, partenaires et aux collectivités locales que nous pouvons mettre ce jumping en place et conserver une entrée gratuite pour tous. C’est très important à nos yeux car nous tenons à ce que chacun puisse découvrir ce sport de haut niveau, fascinant et spectaculaire.
D’autre part, les plus jeunes pourront découvrir comme chaque année les joies de l’équitation à dos de poneys avec Le Domaine de la Loge.

Avez-vous encore besoin de bénévoles ?
Les bénévoles sont toujours les bienvenus pour nous donner un coup de main à l’occasion de ces quatre jours intensifs que dure le Jumping. Si vous souhaitez participer en donnant un peu de votre temps et de votre énergie, vous pouvez vous inscrire sur www.jumpinglons.com.