Et l’économie mondiale ? Elle va bien, merci !

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L'équipe au grand complet des intervenants, entourant Loïc et Sophie Torandell

Mardi 9 novembre dernier s’est tenue au Carcom de Lons le Saunier la grande réunion financière organisée annuellement par le cabinet de gestion de patrimoine Torandell.

La salle est comble, remplie de chefs d’entreprises, de clients, de partenaires et d’invités intéressés par l’économie et la finance. D’autant que la réunion qui se déroule sous leurs yeux souffle sa 27e bougie. C’est dire si l’exercice est rodé !

C’est avec un large et chaleureux sourire que Loïc Torandell prend la parole pour exposer l’état des lieux global de l’économie globale. Et en dépit de la pandémie, le constat est plutôt positif : l’économie mondiale va bien. La preuve en est du CAC40, affichant fièrement un record historique avec 7000 points. Du jamais vu !

Toutefois, les années 2020 et 2021 sont marquées par la solidité des marchés financiers et le retour de l’inflation. le mois de Mars 2020 a tout d’abord connu un choc boursier spectaculaire : -35% en seulement 21 jours ! Il s’agit là de la chute de marché la plus rapide de l’histoire. Le rebond a été rapide avec une année 2021 qui bat tous les records. Cette inflation s’explique par différents phénomènes comme l’augmentation nécessaire des salaires outre-Atlantique, chez des géants comme Amazon ou Mac Donald. Ces hausses de salaires impliquent nécessairement une hausse des menus et services proposés. Il faut penser l’économie dans sa globalité, celle de la France est corrélée à celle des autres pays. Ce qui se passe ailleurs nous touche alors de plein fouet. De plus, les matières premières sont venues à manquer, notamment en raison d’une pénurie créée par une demande bien plus forte, déstabilisant alors la loi universelle de l’offre et la demande qui régit tous les marchés. Ce facteur est sain et naturel, il est en constante mutation et se positionne en fonction des évènements : offre ou demande accrue. En cas d’une offre plus conséquente, les prix baissent mais lorsque c’est la demande qui explose, les prix en font autant. C’est pourquoi nous constatons un effet immédiat sur les produits courants comme les pâtes, le pain, la farine (le blé en somme !), le papier toilette (est-il besoin de rappeler la folie hygiénique qui s’est emparée de notre pays en mars 2020 ?) … Pourtant, Loïc Torandell et tous les spécialistes présents ce soir se sont voulus optimistes, assurant que l’inflation est le signe d’une économie qui redémarre. Reste à savoir aujourd’hui si cette inflation est conjoncturelle, et donc prompte à s’arrêter, ou bien structurelle, c’est-à-dire pérenne ? Seul l’avenir nous le dira…

 

Trois questions à Loïc Torandell, du cabinet conseil Torandell

Loïc Torandell

Le monde de la finance semble inaccessible à un grand nombre. Qu’en pensez-vous ?

En France, il y a très peu d’appétence pour le monde économique alors qu’en réalité, il s’adresse à tout un chacun. Il y a beaucoup d’a priori, la majorité des français pensant que la finance ne s’adresse qu’à une élite. Toutefois, à partir du moment où vous touchez de l’argent, qu’elle qu’en soit la somme, vous êtes concerné ! La gestion des revenus est l’affaire de tous, tout est question de proportion. Dans notre cabinet, nous recevons absolument tout le monde, sans distinction de revenus. Nous sommes à même de répondre à toutes les questions concernant le budget et la façon de le valoriser.

Dans votre discours, vous évoquez à maintes reprises les progrès et avancées technologiques. Comment interviennent-ils dans le maintien et la reprise de l’économie post-pandémie ?

Je suis quelqu’un de foncièrement optimiste, voyant le verre à moitié plein ! Et oui, je trouve que notre pays est en bonne santé économique et ce, grâce notamment aux nouvelles technologies qui ont permis le maintien de la communication. Durant ces confinements, les français ont pu continuer à communiquer entre eux via les plateformes de visioconférence, les réseaux sociaux…Internet tout simplement ! Et si tout cela fut possible, c’est grâce aussi à tous ceux qui ont pu continuer à alimenter les foyers en électricité, en chauffage…il y a eu un véritable effort mondial réalisé grâce à toutes les nouvelles technologies que nous connaissons et utilisons au quotidien. Imaginez le même confinement il y a 40 ans ! Tout aurait été différent. Et puis, nous avons assisté aux progrès phénoménaux de la science, notamment dans le médical puisqu’en peu de temps et avec beaucoup de moyens, des vaccins et des traitements ont vu le jour, sauvant la vie de millions de gens et permettant également à l’économie de repartir du bon pied. On constate toutefois qu’il y a beaucoup de méfiance envers les sciences, les nouvelles technologies, et même la finance… C’est le manque de communication pédagogique dans ces domaines qui crée cette méfiance, nous avons des progrès à faire !

Durant le confinement, de nombreux secteurs ont été touchés, dont la restauration. Quelle est la situation pour ces professionnels aujourd’hui ?

La restauration est clairement en peine depuis la réouverture mais ce n’est pas forcément pour les raisons auxquelles on pense. Aujourd’hui, c’est le manque de personnel qui manque cruellement. On estime entre 20 et 30% le nombre de personnel qui s’est reconverti durant la crise. Du personnel qui ne reviendra pas ! Pourtant, les clients sont bien là ! Dans certains hôtels, des services ne fonctionnent plus, faute de personnel. Ces métiers, comme beaucoup d’autres, sont à valoriser de bien des façons, notamment financièrement. Les salaires ne sont pas à la hauteur des exigences de ces professions. Je pense aussi aux personnels soignants, à toutes les personnes se dévouant chaque jour pour leurs concitoyens, comme les aides à la personne, les personnes d’entretien… La revalorisation des salaires doit être une priorité.

 

Trois questions à Armand de Broglie, de Fidelity International

Armand de Broglie

Durant la réunion, vous avez parlé essentiellement de placement, via l’entreprise que vous représentez, Fidelity International. Pouvez-vous nous la présenter ?

Fidelity International est un gestionnaire d’actifs qui propose des solutions et services d’investissement, ainsi que des expertises liées à la retraite à plus de 2.5 millions de clients dans le monde. En tant qu’entreprise indépendante, forte d’un héritage de 50 ans, nous pensons de manière générationnelle et investissons sur le long terme. Avec une présence dans plus de 25 pays et un actif total de 780.7 milliards de dollars*, nos clients vont des banques centrales, fonds souverains, grandes entreprises, institutions financières, assureurs ou encore aux gestionnaires de patrimoine à l’image du cabinet Torandell…

*au 30 septembre 2021

A quelles entreprises confiez-vous les fonds ?

Nous pouvons investir dans toutes les entreprises cotées. Toutefois, nous assistons aujourd’hui à une véritable prise de conscience sur les aspects ESG (écologie, social et gouvernance des entreprises). Nous sommes très sensibles à ces critères et favorisons les entreprises les prônant au quotidien. Sans sacrifier aux objectifs de performance, l’investissement durable permet en effet d’agir de façon tangible sur les acteurs économiques (entreprises, États) afin d’améliorer leurs pratiques dans le respect des problématiques ESG. C’est du gagnant-gagnant : les entreprises répondant à ces normes obtiennent plus facilement des fonds des sociétés de gestion qui les favorisent.

A qui s’adressent ces placements majoritairement ?

Nous travaillons pour tout le monde, particuliers comme professionnels bien que nous n’échangions qu’avec nos intermédiaires financiers. Par exemple, un client poussant la porte du cabinet Torandell pourra tout à fait bénéficier de nos conseils et savoir-faire par l’entremise des conseillers du cabinet. Prenons le cadre d’une assurance-vie : le client pourra choisir la sécurité en investissant dans le fonds euro. Toutefois, le rendement est plus faible. Pour un rendement plus important, il se tournera vers les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières), qui engendrent plus de bénéfices mais qui peuvent aussi inclure une perte de capital. Notre travail consiste à limiter les risques.

A partir du moment où vous mettez un pied dans le monde du travail, vous pouvez faire fructifier votre patrimoine. Nous pensons notamment à la retraite, qui se prépare dès les premières années actives. On peut investir dès le premier euro, il n’y a pas de limite minimum. Il est même plus avantageux de s’exposer au monde financier durant sa jeunesse puisque les placements sont avantageux sur le long terme.