
Il suffisait de parcourir le centre ancien pour prendre le pouls du week-end. Une foule autour de la collégiale Notre-Dame, des visiteurs leur pass dégustation à la main dans l’Hôtel-Dieu, des files devant certains stands et des produits découverts au gré des rues. Samedi 26 et dimanche 27 septembre, le cœur de Dole a de nouveau changé de visage pour la douzième édition du Week-end gourmand du Chat perché.
Pendant deux jours, producteurs, artisans, vignerons et chefs ont investi places, monuments et ruelles. Les visiteurs sont passés d’un village gourmand à l’autre, entre dégustations, démonstrations et rencontres avec les professionnels. Restaurants éphémères, pass dégustation ou encore installations dans plusieurs lieux patrimoniaux ont complété les stands. « Ce grand festival des terroirs, de la gourmandise, du partage et des rencontres a trouvé son public », résumait Patrick Franchini, président de l’association gourmande du Week-end gourmand du Chat perché, dès la soirée inaugurale.



Le Jura accueille d’autres terroirs
Si les productions jurassiennes occupaient naturellement une place importante, le rendez-vous s’est aussi construit autour des échanges avec d’autres territoires. Cette année, la place Nationale en donnait une illustration. Charolles et le Beaujolais, invités d’honneur de cette douzième édition, s’étaient installés au village de Delphine et Marinette.
Viande charolaise, fromage de chèvre et vins du Beaujolais ont ainsi côtoyé les spécialités proposées ailleurs dans la ville. « La gastronomie, c’est notre fil rouge dans le Charolais », expliquait Édith Terrier, 2e adjointe à la Ville de Charolles. Une ouverture sur d’autres terroirs qui s’est ajoutée à la mise en valeur des produits et savoir-faire jurassiens.
Parrain d’honneur de cette édition, Nelson Monfort s’est lui aussi mêlé au rendez-vous. Le journaliste et commentateur sportif retrouvait dans la manifestation plusieurs de ses centres d’intérêt. « Ça correspond à tout ce que j’aime dans la vie : le sourire, la gastronomie, le patrimoine, les arts, la culture, la musique », confiait-il lors de l’inauguration.
Des assiettes, mais aussi des métiers
Derrière l’image gourmande, le week-end repose également sur les professionnels et les bénévoles mobilisés pour faire vivre les différents sites. Une dimension à laquelle s’ajoute celle de la transmission.




Philippe Corrote, vice-président de l’association, estime à environ 160 le nombre de jeunes impliqués dans la manifestation, notamment dans le cadre de chantiers-écoles. Dès vendredi, avant l’ouverture au grand public, quelque 700 jeunes avaient également participé au forum des métiers. Tourisme, hôtellerie, restauration ou agriculture : le rendez-vous est aussi devenu l’occasion de montrer les métiers qui se cachent derrière les produits présentés pendant le week-end.
« C’est une manière très concrète de faire découvrir les métiers du tourisme, de l’hôtellerie, de la gastronomie, de l’agriculture », soulignait Nabia Hakkar-Boyer, second vice-présidente au tourisme de Bourgogne-Franche-Comté. Une transmission qui se joue directement sur le terrain, au contact des professionnels et des visiteurs.
Dimanche soir, les stands ont progressivement quitté les rues et les monuments ont retrouvé leur fonction habituelle. Restent les images de deux jours durant lesquels le centre ancien s’est transformé en terrain de rencontres entre producteurs et visiteurs, entre patrimoine dolois et spécialités venues d’ailleurs. Après douze éditions, le Week-end gourmand du Chat perché continue ainsi de faire de la gastronomie une porte d’entrée pour découvrir Dole, mais aussi ceux qui produisent, cuisinent et transmettent les savoir-faire des territoires.
Et la suite se prépare déjà. Au terme de cette douzième édition, le passage de témoin a été effectué : après Charolles et le Beaujolais cette année, deux nouveaux territoires seront à l’honneur en 2027. Louhans-Châteaurenaud et Troyes La Champagne Tourisme sont attendus à Dole pour la treizième édition.


























