Dole. Au cœur de la nouvelle chaufferie biomasse

Située avenue de Verdun dans le quartier des Mesnils-Pasteur, la nouvelle chaufferie biomasse de Dole desservira les 17 kms de réseaux de chaleur urbaine que compte la ville et fera passer sa part en énergies renouvelables à 90%. On vous explique.

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le maire de Dole Jean-Baptiste Gagnoux veut rendre la ville moins dépendante aux énergies fossiles.

Ce lundi 12 février, Serge Castel, préfet du Jura, Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole, Adrienne Simon-Krzakala, directrice régionale ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et Frank Lacroix, directeur général adjoint d’ENGIE ont procédé à l’inauguration de la nouvelle chaufferie biomasse de Dole.
Construite dans un délai record (13 mois), la nouvelle chaufferie exploitée dans le cadre d’une DSP (Délégation de Service Public) par Dole Énergie, filiale d’Engie solution, se montre résolument tournée vers la transition énergétique.
En effet, elle évitera 10 200 tonnes de CO2 par an, avec une part d’énergie renouvelable de 90%. Grâce à la combustion de biomasse (bois issus d’un rayon de 100km).

17 kilomètres de réseaux avec des gros consommateurs sur le chemin…

Connectée à la première chaufferie doloise à quelques pas et développant 8 MW, la combustion de bois local alimentera le réseau de chaleur urbain long de 17 kilomètres, une sorte de toile d’araignée souterraine qui s’est considérablement déployée au fil des années avec des clients importants : Le Centre Hospitalier, le CHS Saint-Ylie, plusieurs logements du Grand-Dole Habitat, des écoles et quelques privés.

Favoriser l’économie circulaire

Dans une période où les prix de l’énergie ont tendance à jouer au yoyo, Jean-Baptiste Gagnoux voit dans le « décarboné » le moyen de constituer un filet de sécurité.
« Cette réalisation rentre dans le cadre d’une politique que nous portons : diriger la ville vers la transition énergétique, accroître notre indépendance par rapport aux énergies fossiles tout en assurant une stabilité sur la facture. »
Des propos abondés par Franck Lacroix, directeur général adjoint d’Engie :
« Capitaliser sur la filière bois, c’est soutenir l’économie locale et s’engager vers des ressources disponibles sur le territoire dans une période où l’on parle beaucoup de souveraineté énergétique. » 

3.6 millions de subventions de l’État !

L’investissement global de ce projet s’élève à plus de 10 M€ dont 3,6 M€ financés par l’ADEME représentée par sa directrice régionale, Adrienne Simon-Krzakala. Le préfet du Jura, Serge Castel, s’est félicité de l’aboutissement de ce projet et de souligner « l’esprit d’anticipation de la ville. »

Les chiffres à retenir…

  • 90 % d’énergies renouvelables
  • 17 kms de réseaux
  • 105 points de livraison
  • 4 850 équivalents-logements
  • + de 22 000 tonnes de CO2 évitées par an grâce à l’ensemble des moyens de production
  • 19 000 tonnes de bois-énergie feront fonctionner l’actuelle et la nouvelle chaufferie (issues d’un rayon de moins de 100 km).

 

Le bois est poussé par un système mécanique

E.S.