Auxonne : le parking de la discorde

La réfection du parking de l’Hôtel de Ville, dit "parking 100 places" est repoussée à une date ultérieure "pour des raisons budgétaires". Pour l'heure, la municipalité et l'Inrap se renvoient la balle.

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"Aucun chantier ne pourra démarrer tant que les sondages ne seront pas réalisés" explique la municipalité à propos de la réfection du parking de l’Hôtel de Ville, dit "parking 100 places".
« L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) nous a indiqué que le diagnostic archéologique obligatoire ne pourra pas être effectué cette année, pour des raisons budgétaires. Aucun chantier ne pourra démarrer tant que les sondages ne seront pas réalisés » explique la municipalité à propos de la réfection du parking de l’Hôtel de Ville, dit « parking 100 places ».
« Cet endroit doit s’inscrire dans la continuité de la Grande Rue rénovée et proposer un passage agréable entre la place d’Armes et le Jardin du Lion. Le kiosque doit être mis en valeur. L’esplanade du cinéma mérité d’être aménagée pour créer un nouvel espace de vie et de détente. Ce parking central doit accueillir davantage de végétation mais également proposer des bornes électriques et des solutions pour garer les vélos ou les trottinettes ».

 

« La municipalité a désigné ce parking comme prioritaire… »

« Consciente du très mauvais état de son revêtement et des soucis d’éclairage, en particulier devant la mairie, la municipalité a désigné ce parking comme prioritaire lorsqu’il a fallu faire les des choix dans le cadre du « plan de sobriété » qui a conduit au report de certains projets.
Il était prévu de privilégier le travaux qui doivent y être réalisés et de les conduire en 2023, comme prévu, en fonction des disponibilités de matériaux et des ajustements liés à l’explosion des coûts.
Malheureusement, malgré cette volonté affichée et assumée, l’Institut de national de recherches archéologiques préventives (Inrap) nous a informés que le diagnostic archéologique obligatoire ne pourra pas être effectué cette année, pour des raisons budgétaires. Aucun chantier ne pourra démarrer tant que les sondages ne seront pas réalisés. Nous espérons et militons pour que la réalisation du diagnostic archéologique intervienne dès que possible » précise le service communication de la mairie sur sa page Facebook.
Et de conclure :
« Les travaux prévus sur le boulevard Pasteur en 2023 sont, quant à eux, maintenus de mai à août. Ils consistent en une réfection de la chaussée, une création de plateau ralentisseur et de bandes cyclables ».

Complexités administratives ?

De son côté le directeur de l’Inrap en Bourgogne-Franche-Comté, Laurent Vaxelaire a détaillé la semaine dernière au micro de nos confrères de France Bleu Bourgogne :
« En début d’année, nous n’avions pas encore toutes nos consolidations budgétaires, on ne voulait pas à ce stade-là prendre d’engagements avant 2024. Depuis, on n’a pas eu de retour de la part de la ville. Nous, on est en mesure, par rapport aux budgets qui nous ont été attribués au premier trimestre 2023, d’intervenir à partir de l’automne 2023 ».
Soulignant au passage qu’un « changement d’interlocuteur du côté de la commune complique l’organisation »…
« On est à leur disposition, il y a eu plusieurs tentatives pour les joindre, pour l’instant sans succès ».

Une inertie préjudiciable

Difficile d’y voir clair dans cet ubuesque imbroglio, qui illustre parfaitement la nécessité de réformer certaines procédures aux rouages capricieux, devenues aussi complexes que chronophages et énergivores, frôlant parfois l’absurde et s’enlisant souvent au frais du contribuable, par le fait de différentes défaillances ou insuffisances dont il ne nous appartient aucunement ici de juger la responsabilité.
Toujours est-il que cette inertie entraine forcément un préjudice, qu’il appartient, de fait, à la collectivité de supporter…

Quoi qu’il en soit, si les deux entités parvenaient à communiquer et œuvrer ensemble comme il se doit (du moins comme il se devrait), les travaux de diagnostic, visant à constater ou non la présence de vestiges archéologiques, ne prendraient qu’une quinzaine de jours.
A quand l’efficience et la simplification des démarches administratives ?