Quelquefois, le soir, blotti sous les draps, je ressens l’envie de faire le tour du monde. Et de temps en temps, je le fais. C’est un voyage reposant et apaisant !

Le département présent salon de l'agriculture 2026

Allongé dans un lit au milieu de la Franche-Comté, je m’évade vers des contrées lointaines. Alors que l’obscurité baigne notre belle région, j’imagine les lieux où en simultané sur la planète, le soleil se lève et se couche. Quel spectacle cela doit être ! En rotation sur elle-même, cette planète, riche de sa diversité, est lancée autour du soleil à près de 30 kilomètres par seconde. Chaque jour, bon comme mauvais, nous faisons tous plus de 2,5 millions de kilomètres. Le tout, sans même le remarquer. Comment être alors insensible à ce miracle de la vie ? Comment, en prenant ainsi de la hauteur, ne pas croquer chaque jour de son existence ?

Alors que je suis sur le point de m’endormir, j’imagine l’océan Pacifique à environ 12 800 kilomètres sous mon dos. Après être remonté de ses profondeurs à la surface pour rejoindre les terres les plus proches, il me faudrait nager plusieurs centaines de kilomètres pour apercevoir les îles Chatham (Nouvelle-Zélande).

Et quand le sommeil n’est pas encore arrivé, je saisis mon téléphone et à l’aide de caméras en direct, je parcours le monde à la vitesse de l’éclair. Lever de soleil à Sydney (Australie), passage par la Thaïlande, avant de faire un petit détour par le Kenya pour espérer voir des animaux dans la savane. Si la chance ne me sourit pas, je peux toujours me réconforter avec une éruption volcanique en Islande ou des aurores boréales en Norvège. Ou à la rigueur, un tour des merveilles construites par notre espèce : les pyramides d’Égypte, le Parthénon (Grèce), le Colisée (Italie)… mais bon, il fait souvent déjà nuit aussi lorsque je me connecte. Alors, il faut gagner les Amériques où le soleil est encore là. Tout peut encore leur arriver à cette mi-journée. Balade à New York (États-Unis), détour par le Brésil ensuite…

Tandis que des personnes naissent et meurent ici et là, que d’autres mangent, travaillent, s’amusent, réussissent et échouent, ce jour pour moi s’évapore déjà. Le sommeil est arrivé.