
Trois clubs, un même collectif. Cette saison, l’US Oyonnax Rugby s’est rapprochée de Nantua et de Bellegarde pour former une entente féminine dans la catégorie des moins de 18 ans. Une nouvelle organisation qui réunit actuellement 35 joueuses, nées entre 2009 et 2011, engagées dans le championnat Accession, deuxième niveau national derrière l’Élite. L’objectif est de permettre aux jeunes rugbywomen des trois clubs d’évoluer ensemble tout au long de la saison.

Ce rapprochement fait suite à une réorganisation des précédentes ententes. Après la fin de sa collaboration avec les Violettes Bressanes, l’US Oyonnax a rejoint Nantua et Bellegarde, eux-mêmes engagés auparavant dans un rassemblement avec Ambérieu. Nantua porte désormais cette nouvelle structure, dont l’encadrement sportif est assuré par quatre entraîneurs, deux de Nantua et deux d’Oyonnax.
Parmi eux, Mattéo Mallet, 20 ans, responsable des moins de 18 ans féminines à l’USO. Également joueur espoir, il participe à la construction de ce collectif. Au-delà du rapprochement entre les trois clubs, l’enjeu est désormais de créer une véritable équipe, avec des habitudes et une identité communes.
Construire une identité collective
Les premières semaines ont notamment été consacrées à la mise en place de cette nouvelle organisation. « Vu que c’est la première saison, on voit encore qu’il y a des filles d’Oyonnax, des filles de Nantua et des filles de Bellegarde », explique Mattéo Mallet. Une situation liée notamment au démarrage tardif de la préparation, qui n’a pas encore permis de développer pleinement les automatismes.
Le travail du staff porte donc autant sur le jeu que sur la cohésion. « Notre but, c’est vraiment de casser un maximum cette différence des clubs et que ça devienne vraiment une entente, une seule équipe », poursuit-il. L’objectif est de parvenir à un groupe davantage soudé dès la mi-saison, avant de consolider ce fonctionnement au fil des prochaines années.
Cette ambition implique également quelques adaptations dans l’organisation hebdomadaire. Le lundi, les joueuses s’entraînent encore principalement de leur côté, tandis que les mardis et jeudis sont consacrés aux sections des lycées. Le mercredi constitue en revanche le rendez-vous commun à toute l’entente. Pour des raisons pratiques, les premières séances ont lieu à Oyonnax, mais une rotation vers Nantua et Bellegarde est envisagée.
Une première victoire pour lancer la saison
La répartition des rencontres à domicile répond à cette même volonté de partage. Si Oyonnax bénéficie de plusieurs terrains, les responsables souhaitent permettre à chacun des trois clubs d’accueillir des matchs, selon les disponibilités des installations. « Le but initial, c’est vraiment que tout le monde ait sa part du gâteau et que tout le monde puisse prendre plaisir à voir jouer les filles sur leur terrain respectif », souligne Mattéo Mallet.
Sur le plan sportif, les débuts sont encourageants. Pour leur première rencontre de championnat, les joueuses de l’entente se sont imposées face au Servette Genève (29-19), à Oyonnax, lors de la journée dédiée à l’association. Un premier succès collectif avant de poursuivre une saison qui les conduira notamment à affronter Nevers, Dijon, Lyon Métropole ou encore des équipes du Grand Est.
Pour l’USO, cette entente ouvre ainsi un nouveau chapitre dans l’accompagnement des jeunes joueuses. Avec un effectif qui pourrait encore évoluer au gré des inscriptions, le projet entend s’inscrire dans la durée. Si les résultats sportifs constituent naturellement un objectif, la priorité reste de faire grandir ce groupe et de permettre aux rugbywomen des trois clubs de progresser ensemble. Une ambition commune qui devra désormais se confirmer sur les terrains, tout au long de la saison.
























