Mardi 9 décembre une vingtaine de résidents de l’EHPAD de Lons-le-Saunier accueillaient trois étudiantes de l’ENILEA de Poligny venues tendre la main, simplement, à celles et ceux qui sont trop souvent oubliés.
À l’origine de cette rencontre, un projet pédagogique inscrit dans le cadre du cours d’éducation socioculturelle mais aussi une envie de créer du lien. L’une souhaitait travailler avec les personnes âgées, une autre avec les plus jeunes, la troisième rêvait d’intergénérationnel. De cette réflexion est née l’idée de « Main dans la main pour Noël », un projet construit patiemment depuis début octobre.
Dès leur arrivée, les étudiantes se sont présentées, ont parlé de leur école et de leur formation. Très vite, les échanges ont fait surgir des souvenirs. Plusieurs résidentes avaient travaillé dans la filière laitière. L’une d’elles a même évoqué son mari, ancien élève de l’ENIL. Les regards se sont éclairés, les voix se sont animées : l’école devenait un trait d’union entre les générations.
Des ateliers pour réveiller les sens et les sourires
Trois ateliers ont occupé rythmé l’après-midi. D’un côté, des yaourts, brassés ou aromatisés, ont permis de jouer avec les goûts et les souvenirs. Certains résidents se sont prêtés à la dégustation, d’autres ont préféré observer, humer, commenter. Il a parfois fallu aider, donner la cuillère, accompagner le geste. Toujours avec patience. Deviner les saveurs des fruits n’a pas été simple, mais l’essentiel était ailleurs : essayer, sourire, partager un moment.
Un peu plus loin, les rires fusaient autour d’un jeu de société où il fallait deviner ce que l’on avait sur la tête. L’exercice était parfois déroutant, mais l’enthousiasme l’a emporté. Enfin, dans une atmosphère plus feutrée, la lecture de contes de Noël a ramené chacun vers l’enfance, réveillant des images familières et rassurantes.
En fin d’après-midi, tous se sont retrouvés autour d’un goûter convivial. Sur les tables, des brioches confectionnées à l’école et des fromages du terroir : comté, pénitent et polinois. Enfin les étudiantes ont distribué les cartes de Noël réalisées avec les enfants périscolaires de l’école Jacques-Brel, ainsi que des peluches offertes par un membre de l’ENILEA. Les mains tremblaient, les yeux s’embuaient. Ces attentions, modestes en apparence, ont touché juste.






















