Lons-le-Saunier. La santé mentale, un enjeu qui dépasse les Semaines d’information

À l’occasion de la 37e édition des Semaines d’information sur la santé mentale, le Pays lédonien et ses partenaires proposent plusieurs rendez-vous autour de la thématique "santé mentale et arts".

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Santé mentale 123RF
La Ville veut traiter le sujet de la santé mentale au-delà des Semaines d'Information qui débutent le 5 octobre prochain. Image d'illustration.

Pour la 37e édition des Semaines d’information sur la santé mentale, de nombreuses activités sont au programme avec des ateliers de peinture, de la danse et des visites culturelles. Le point d’orgue de cette programmation aura lieu le 14 octobre, de 18 h 30 à 21 heures, à la salle du Puits Salé, avec un karaoké ouvert à tous. « L’idée, c’est justement de mettre en place des animations pour regrouper toutes celles et ceux qui travaillent autour de la santé mentale », explique Cyrille Brero, maire de Lons-le-Saunier.

Une manière également de permettre aux différents acteurs de se rencontrer dans un cadre moins formel. « Il y a des réunions de travail, donc ils vont se retrouver quatre fois par an, mais c’est aussi les faire se retrouver autour d’un événement festif. »

Former et mieux accompagner

Ces événements s’inscrivent dans le Contrat local de santé 2025-2030 du Pays lédonien, qui fait de la santé mentale l’un de ses quatre axes de travail. Des formations aux premiers secours en santé mentale sont notamment proposées pour apprendre à reconnaître certaines situations et adopter les bons réflexes. Une cellule consacrée aux situations psychosociales complexes réunit également plusieurs professionnels : psychiatrie, services sociaux et médico-sociaux, bailleurs sociaux, justice, forces de l’ordre ou associations d’usagers.

Pour Cyrille Brero, cette organisation collective est essentielle face aux difficultés rencontrées sur le territoire. « La santé mentale est souvent très peu prise en compte, en tout cas très peu ou très mal diagnostiquée », estime-t-il. « On part vraiment de loin par rapport à ça. » L’élu pointe notamment les difficultés d’accès aux spécialistes : « On n’a pas suffisamment de praticiens, de spécialistes pour pouvoir permettre tous les diagnostics. » D’où l’importance, selon lui, de renforcer les liens entre les différents intervenants. « Plutôt qu’être isolés les uns à côté des autres, ils travaillent ensemble, ils se rencontrent, ils mettent en place des cellules de formation, des cellules de veille, des cellules de réponse », détaille-t-il.

Faire évoluer le regard

Le maire souhaite ainsi que les Semaines d’information permettent aussi de faire évoluer le regard porté sur les troubles psychiques. « Aujourd’hui, la santé, en général, tout le monde en parle, la santé mentale, beaucoup moins », constate-t-il. Pour lui, l’enjeu est donc autant de mieux diagnostiquer et accompagner que de « dynamiser tous les acteurs autour de la santé mentale, pour se connaître, pour mieux travailler ensemble ».