Jura. L’usine Bel célèbre un siècle de transformations

Cent ans après sa création, l’usine Bel de Lons-le-Saunier continue d’évoluer. Le site mise désormais sur la technologie pour préparer son avenir.

0
58
L’usine lédonienne produit chaque année 1,25 milliard de portions.

Cent ans, mais toujours en mouvement. L’usine Bel de Lons-le-Saunier a célébré son siècle d’existence en réunissant salariés, partenaires et représentants institutionnels. Derrière l’anniversaire, le groupe a surtout voulu regarder vers l’avenir d’un site qui emploie aujourd’hui 370 collaborateurs.

Car en un siècle, l’usine n’a cessé d’évoluer. « Lons a 100 ans, non pas parce que rien n’a changé, mais parce que tout n’a jamais cessé d’évoluer », a résumé Cécile Béliot, directrice générale du groupe. Agrandissements, reconstruction et modernisation ont accompagné cette histoire industrielle.

Aujourd’hui, les volumes donnent une autre mesure du site : 1,25 milliard de portions y sont produites chaque année, dont les deux tiers sont destinés à une soixantaine de pays. Une implantation que le préfet a également présentée comme un marqueur économique et industriel important pour le Jura.

Le numérique entre dans la fabrication

Pour préparer les prochaines années, Bel expérimente notamment à Lons un jumeau numérique du fromage, développé avec Dassault Systèmes. L’outil doit permettre de simuler des recettes et d’explorer plus rapidement différentes formulations avant de concentrer les essais réels sur les plus prometteuses.

L’objectif affiché est d’agir à la fois sur le goût et la qualité nutritionnelle. Toutefois, le groupe insiste sur la place conservée par les salariés : « La machine simule, ce sont les hommes et les femmes qui interprètent, ce sont les hommes et les femmes qui décident. » La technologie est ainsi présentée comme un outil venant compléter les savoir-faire existants.

Cette transformation intervient dans un contexte où l’entreprise dit devoir composer avec plusieurs enjeux : ressources naturelles sous pression, évolution des attentes alimentaires ou encore développement de l’intelligence artificielle. « Il faut de la technologie et du savoir-faire humain », résume Cécile Béliot, qui évoque aussi la nécessité d’associer performance et responsabilité.

Un ancrage jurassien revendiqué

Cette évolution industrielle reste associée à un ancrage local. Dans un message adressé pour l’anniversaire, le ministre Serge Papin a notamment rappelé que Bel utilise du lait 100 % français et souligné la place des agriculteurs dans l’activité de l’entreprise.

Le préfet a, lui, insisté sur les emplois, les investissements et la transmission des compétences. « Une grande entreprise, c’est souvent compliqué de rester dans un territoire où vous êtes depuis plus de 100 ans », a-t-il relevé, évoquant également l’intégration de Bel dans la vie locale.

{{H39_IMG_0}}