Jura. L’invité de la semaine : Théophile Vassal

Le Salinois rentre des championnats du monde de cyclo-cross à Tabor. Il a fini 6e. A 17 ans, le sportif accumule les bons résultats.

0
344

Depuis quand êtes-vous Jurassien ?

Je suis né en Isère à Saint-Martin-d’Hères vers Grenoble. A 7 ans, j’ai déménagé dans le Jura à Salins-les-Bains pour le boulot de ma maman qui était mutée. Avant je faisais beaucoup de ski. Dans le Jura, il n’y a pas de neige, donc je me suis mis à l’athlétisme. Je regardais le Tour de France à la télévision, cela m’a donné envie, je me suis mis au cyclisme et je me suis inscrit au club le plus proche de la maison.

Vous avez démarré chez Jura Cyclisme ?

Oui, j’ai démarré à Arbois en septembre 2019. Mais avec le confinement, je n’ai pas pu m’entraîner longtemps. A la sortie du Covid, j’ai vraiment repris les compétitions, j’ai eu des résultats et c’est comme ça que ça a commencé.

Quels sont vos résultats marquants ?

J’ai été champion de France en janvier 2023 des cyclo-cross et j’ai gagné une coupe de France en cross la même saison. J’ai fini 3e de la Pevele Classic en saison route, gagné le chrono de la coupe de France, gagné le trophée Madiot (en battant le record détenu par Donavan Grondin), gagné la finale de coupe de France, et terminé 4e des championnats de France dans la catégorie cadets U17.

A partir de septembre, je suis passé en junior 1. J’ai fait trois fois deuxième aux coupes de France, 13e des championnats d’Europe, cinq top 10 en coupe du monde dont un top 5, 6e des championnats du monde à Tabor début février.

Comment avez-vous vécu ces championnats du monde ?

Je les ai bien vécus. C’était une découverte pour moi, un rêve d’enfant d’être là. Je suis arrivé le vendredi, j’ai regardé le relais des Français qui ont gagné. Le samedi, il y avait la reconnaissance avec tous les juniors pour avoir les bonnes trajectoires, regarder les courses. Dimanche, j’ai fait un départ prudent, je suis parti troisième ligne, il y avait de grandes parties physiques, c’était technique, très boueux, je me suis battu pour finir devant et j’ai fini 6e.

Comment expliquez-vous tous ces bons résultats ?

J’ai commencé chez AG2R en août, j’ai changé d’entraîneur, on a relancé un cycle, je voulais vraiment faire une bonne saison et découvrir. Je ne pensais pas faire de si bons résultats. Il y a une bonne ambiance dans l’équipe. Je suis avec des gens bien meilleurs que moi donc ça me motive. Je m’entends très bien avec l’entraîneur. Je me rends compte que c’est une très belle saison quand je dis tous ces résultats.

Je reste dans la partie plaisir du vélo. Tous les week-ends, j’ai envie d’aller en course, je suis ravi d’aller aux entraînements la semaine. Je ne fais pas n’importe quoi, avec la nourriture par exemple. J’espère que ça continuera encore longtemps comme ça et que ça débouchera un jour sur quelque chose, j’aimerais bien.

Et où en êtes-vous dans les études ?

Je suis en terminale. J’étais au pôle espoirs à Dijon en seconde et première. Cette année, je suis au lycée à Salins. Je m’entraîne à la maison et j’ai un emploi du temps aménagé, c’est un petit plus.

Quelle est la prochaine course importante ?

Les championnats de France mi-mai. Ce sera le premier grand rendez-vous de la saison, avec une course contre-la-montre et en ligne, dans le grand est à Altkirch.