Dimanche 28 décembre, je reçois une notification sur mon téléphone : Brigitte Bardot est morte. Stupéfaction. Même si elle n’était pas de ma génération, son visage, lui, était universel. Une figure connue bien au-delà du cinéma, bien au-delà de son époque.
Sur les sites d’information traditionnels, rien d’anormal. Puis vient le réflexe de ma génération : ouvrir les réseaux sociaux. X, Facebook, Instagram. Très vite, une question arrive : sont-ils encore des outils pour s’informer ?
Députés, anonymes, personnes lambda : tout le monde prend position. Les messages se succèdent, se mélangent. Hommages et messages de recueillement côtoient des rappels de son combat pour la cause animale, mais aussi des commentaires politiques, soulignant son « fort engagement à droite ». La mort devient un espace de débat, parfois même de règlement de comptes.
Peu importe la personnalité, son parcours ou ses convictions. Comment en est-on arrivé à ce point où la disparition d’une figure internationale ne laisse plus place au silence ? Les réseaux sociaux, formidables outils de communication, transforment chaque événement en prise de parole immédiate. Plus rien n’échappe au commentaire, au jugement, à la nécessité de dire quelque chose, au plus vite.
À force de tout commenter, y compris la mort, ne risquons-nous pas d’oublier l’essentiel : parfois, se taire est déjà une forme de respect.
























