Lundi midi 16 février, aux Rousses, la montagne a soudain décidé de faire comme Jean-Claude Dusse : tout tenter… et rester coincée. À 12 h 45, panne générale. Télésièges figés, téléskis muets, skieurs suspendus entre ciel et poudreuse, priant pour que le courant revienne avant que leurs pieds ne perdent toute sensation.
On imagine les conversations là-haut : blagues pour se rassurer, selfies pour immortaliser l’instant, et cette question universelle — « ça va repartir, hein ? ». Car personne ne part au ski pour expérimenter la méditation aérienne.
Heureusement, tout le monde a pu être évacué sans drame. Navettes pleines, skis sur l’épaule, enfants fatigués, parents résignés, chacun rejouant malgré lui une scène des Bronzés font du ski. Manquait juste Popeye sur le bord de la piste.
Car le ski, c’est aussi ça : on part chercher l’évasion et on se retrouve coincé ensemble, solidaires malgré nous, à attendre que ça redémarre. Comme Jean-Claude Dusse face à Nathalie : on continue d’y croire.
Et finalement, cette panne rappelle une vérité simple : au ski comme ailleurs, quand tout s’arrête, il reste l’humour, la patience… et cette certitude tenace qu’on reviendra quand même. Parce que sur un malentendu, la prochaine journée sera parfaite. Ou au moins, électrique jusqu’au bout.























