Dole. François Jouffroy, un nouveau sous-préfet entre sécurité et proximité

Nommé sous-préfet de Dole, François Jouffroy a pris ses fonctions ce lundi 19 octobre. Entre continuité et nouveaux défis, il entend privilégier le terrain et le dialogue.

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Le dépôt de gerbe au cimetière Landon a précédé la prise de parole de François Jouffroy.

L’émotion a précédé les priorités. Ce lundi 19 octobre, François Jouffroy a officiellement pris ses fonctions de sous-préfet de Dole, deux mois après la disparition de son prédécesseur, Hugues Alladio. Devant les élus et les représentants des services de l’État, le nouveau sous-préfet a tenu à lui rendre hommage, évoquant « toute l’humanité, la bienveillance, l’attention aux autres » qui le caractérisaient. Il a également salué le travail de Camille Berroux, secrétaire générale de la sous-préfecture, qui a assuré l’intérim.

À 43 ans, François Jouffroy arrive avec une solide expérience des questions de sécurité. Après quinze années dans les armées, il a notamment occupé les fonctions de sous-préfet de Vendôme, puis de directeur de cabinet du préfet de la Drôme, avant de rejoindre l’administration centrale. Dernièrement conseiller stratégique du directeur général de la police nationale, il souhaitait retrouver un poste territorial. « La raison pour laquelle j’ai demandé à reprendre un poste de sous-préfet d’arrondissement, c’était réellement pour mettre en œuvre en local des mesures qui, au national, nécessitent des ajustements », explique-t-il.

Le dialogue plutôt que les tensions

Pour son arrivée dans le Jura, le représentant de l’État affiche trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. La première s’inscrit naturellement dans son parcours. Il entend soutenir les forces de l’ordre, tant dans leur mission de protection de la population que dans la lutte contre la délinquance. Mais le contexte des mobilisations lycéennes l’amène également à insister sur la concertation.

François Jouffroy lors de sa prise de fonctions
Le nouveau sous-préfet François Jouffroy a présenté les grandes lignes de son action.

Sans comparer la situation jurassienne à celle d’autres départements, il constate que des échanges existent entre les représentants des lycéens et les autorités. « Il n’y a que des solutions qui se trouvent autour d’une table », estime-t-il. Les chefs d’établissement doivent, selon lui, conserver un rôle central dans la recherche de réponses aux revendications.

Cette volonté de dialogue doit aussi guider ses relations avec les acteurs locaux. François Jouffroy prévoit de rencontrer les élus dans leurs communes, mais également les entreprises et les associations. L’objectif est d’identifier les besoins et de mobiliser les services de l’État pour faire aboutir les projets. « Vous me verrez souvent sur le terrain », assure-t-il.

Colruyt, premier dossier identifié

Le nouveau sous-préfet a déjà identifié un dossier prioritaire : les conséquences sociales de la fermeture des sites Colruyt. D’après les chiffres qu’il avance, 360 des 600 salariés concernés ont retrouvé une nouvelle affectation. Un premier résultat qu’il juge encourageant, sans considérer le travail terminé.

Au-delà de cette situation, François Jouffroy souhaite accompagner le développement économique et touristique de l’arrondissement. Il souligne la solidité du tissu entrepreneurial, tout en rappelant que l’attractivité exige des investissements et une réflexion à long terme.

Vue urbaine à Dole dans le Jura
François Jouffroy connaît déjà le Jura grâce à ses attaches familiales.

Cette prise de fonctions possède enfin une dimension personnelle. Son arrière-grand-père ayant été maire de Chissey-sur-Loue, François Jouffroy conserve des attaches familiales dans le département. Passionné d’histoire, particulièrement de celle des institutions franc-comtoises, il confie avoir souhaité rejoindre Dole depuis longtemps. Une ville dont il apprécie le patrimoine et qu’il doit désormais apprendre à connaître à travers ses habitants, ses élus et ses dossiers.