Benoît Bordat interroge Gérald Darmanin, sur les récents événements tragiques à Dijon

Le parlementaire côte-d'Orien a interrogé Gérald Darmanin sur l'action du Gouvernement pour lutter contre ce trafic suite à la fusillade et au décès d'un homme de 55 ans rue Blanchi à Dijon dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

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L'intervention dure un peu moins de 2 minutes en vidéo. (Capture d'écran / @Assemblée Nationale).

Suite à la fusillade intervenue rue Blanqui à Dijon dans la nuit de samedi à dimanche dernier et qui a conduit au décès d’un homme de 55 ans dans son sommeil, le député Benoît Bordat a interpelé Gérald Darmanin lors des questions au Gouvernement ce mardi.
S’exprimant sur le fléau du trafic de drogue et de ses conséquences dans le quotidien de trop nombreux français, Benoît Bordat a salué les moyens engagés par le Gouvernement notamment les 50 policiers supplémentaires dans la métropole de Dijon depuis 2020 ainsi que les bons résultats des forces de l’ordre et des douanes dans cette lutte quotidienne.

« De trop nombreux français subissent au quotidien l’insécurité engendrée par ce trafic et ses conséquences »

« Il reste que de trop nombreux français subissent au quotidien l’insécurité engendrée par ce trafic et ses conséquences » estime le député, qui a questionné Gérald Darmanin sur les solutions à envisager en lien avec les collectivités, les bailleurs et les élus locaux.
Il a terminé son propos en demandant comment redonner espoir aux habitants qui aspirent légitimement à vivre en paix.
De son côté, Gérald Darmanin a confirmé l’engagement du Gouvernement et la fermeté des forces de l’ordre et de la justice dans ce combat. Il a rappelé la responsabilité des consommateurs dans le développement de ces réseaux criminels. Il a enfin annoncé la création de moyens supplémentaires pour les forces de l’ordre à Dijon.

La vidéo (d’environ 2 minutes) est à retrouver ici :
https://x.com/assembleenat/status/1729510189219320246?s=12

 

Les auteurs présumés, interpellés au passage des Pyrénées


Jeudi dernier, c’est à dire moins d’une semaine après les faits, deux individus ont été interpellés par la police à la frontière franco-espagnole dans le cadre de cette enquête, a précisé le procureur à Radio France, confirmant une information de L’Indépendant.
Puis, ce lundi 4 décembre, six personnes ont été présentées devant un juge à Dijon.
Parmi eux figuraient les deux jeunes hommes qui avaient été interceptés par la Police aux frontières, la Police judiciaire et la BRI (brigade de recherche et d’intervention) à proximité du péage du Boulou jeudi aux aurores, alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre Espagne.
Ils « ont globalement contesté toute participation aux faits », indiquait le procureur de la République à Dijon Olivier Caracotch, précisant « qu’ils ont expliqué faire un voyage d’agrément ».
Les mis en cause, dont un mineur, ne sont « pas ou peu connus » de la justice, selon le magistrat. Ils ont été entendus en garde à vue, jusqu’à « près de 96 heures pour les plus longues » dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « meurtre en bande organisée » et « association de malfaiteurs ».

Un drame humain sur fond de fatalisme institutionnel et politique

L’homme semble «être une victime bien dramatique et bien malheureuse qui n’a été touchée que par le fait qu’elle habitait à proximité immédiatement au-dessus» d’un «point de deal», avait déclaré le procureur, lors de sa précédente conférence de presse.
Un drame humain sur fond de fatalisme institutionnel et politique auquel, hélas, nous sommes de plus en plus habitués… sinon résignés.
Benoît Bordat parviendra-t-il à amorcer une inversion de cette tendance ?