Beaucoup de bruit pour rien

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Au risque de paraphraser le titre de la célèbre comédie de William Shakespeare publiée en 1600, qui déjà en son temps, pointait du doigt l’hypocrisie, la duperie, et le jeu de poker menteur ou de billard à trois bandes, comme mode opératoire de bon nombre d’opportunistes individus, triste sires politiques ou manipulateurs mercantiles, je dois bien avouer que la conférence de presse de plusieurs heures proposée par Emmanuel Macon mardi soir, m’a laissé pour le moins dubitatif.
Or, le lendemain matin, au café (sans sucre) de 7 heures 30 où devant le zinc se rejoignent ouvriers, retraités, employés du tertiaire, chômeurs, artisans et étudiants plus ou moins décrocheurs, je me rendis compte que j’étais loin d’être le seul à éprouver ce sentiment.
En réalité, l’exercice consistait à fixer un cap (celui du Titanic progressiste ?), de le réaffirmer, de le marteler. De matérialiser une ligne directrice jusqu’alors invisible ou fluctuante car « en même temps », on ne peut pas être partout. On s’éparpille, on se désauthentifie, ce qui revient à ne rien réaliser de réellement abouti, en définitive…
Bref, un grand numéro d’illusionniste, d’auto-persuation, d’autosuggestion. Du mentalisme en quelque sorte. Un peu comme les écrans, qui de la bouche même du président « encouragent à une forme de mimétisme » et déclenchent « un embrasement déraisonnable ».
Ce qui le conduit à craindre « le développement d’une génération de complotistes“ dont ”le rapport à la vérité » (laquelle ? Puisqu’elle est multiple selon qui nous sommes…) serait troublé par un usage non contrôlé des réseaux sociaux.
Point positif cependant, bien qu’il ait déploré « les tensions du monde et les divisions intérieures », Emmanuel Macron l’a clairement affirmé : « Nos enfants vivront mieux demain que nous ne vivons aujourd’hui ».
Si cette seule phrase pouvait être vraie…