Acide désoxyribonucléique

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Gérard Bouvier.

Qu’on se rassure ! Loin de moi l’idée de vous effrayer : l’acide désoxyribonucléique n’est jamais que l’ADN. Il ne s’agit dans cette chronique que d’évoquer ce qui est le cœur de toutes les formes de vie. Humaine, animale ou végétale… Rien d’autre.

L’ADN est une molécule biologique complexe qui contient toute l’information génétique qui permet le développement, le fonctionnement harmonieux et la reproduction des êtres vivants. Reproduction et développement sans lesquelles vous et moi ne serions qu’une devinette sans réponse, un rébus inachevé, un fantôme sans son drap, un puzzle imaginaire dont toutes les pièces sont fichues-perdues…

L’ADN fascine. Il est mis à toutes les sauces et je vous mets au défi d’ouvrir un magazine sans le rencontrer aussitôt. On nous explique ce qui est dans l’acide désoxyribonucléique d’un parti politique, ce qui est dans l’acide désoxyribonucléique d’un club de foot, d’un Musée, d’une crêperie bretonne, d’un service de pompes funèbres. Ce qui est dans l’acide désoxyribonucléique de la danse du ventre, ou de la presse magazine Jeunesse… Je vous conseille de plutôt dire « dans l’ADN ». Les sigles protègent parfois du ridicule.

La découverte de l’acide désoxyribonucléique et de sa structure en hélice est attribuée à Watson et Crick qui reçurent le prix Nobel en 1962. C’est oublier un peu vite Rosalind Franklin qui les avait précédé dans cette découverte. Mais elle était une femme et l’effet Matilda a joué plein pot. Cet effet dit que les hommes peuvent mater ce que découvrent les femmes et pomper tranquillou sans avoir à se justifier ni même éprouver une gêne particulière.

Mais passons… Il n’est pas dans l’acide désoxyribonucléique de cette chronique de relayer les désillusions des féministes.