Un large mouvement de mobilisation des lycées est en cours à l’échelle nationale. Si certains élèves ont choisi le blocus pour faire entendre leurs revendications, des incidents sont également venus perturber le mouvement dans le département.
À Morez, le lycée Victor-Bérard a été bloqué ce mardi 29 septembre. Des pneus ont notamment été disposés à l’entrée de l’établissement et une voiture a été retrouvée retournée. L’intervention des gendarmes a permis de rétablir rapidement l’accès au lycée. Dès le lendemain, les obstacles avaient été retirés et aucun nouveau mouvement n’a été constaté.
À Champagnole, la mobilisation a été plus importante. Environ 200 à 250 élèves du lycée Paul-Émile-Victor se sont réunis le mercredi 30 septembre, avant que le rassemblement ne perde progressivement de l’ampleur. Parmi les revendications exprimées figuraient notamment les effectifs dans les classes, les horaires de cours, la pause méridienne ou encore les règles concernant l’utilisation des téléphones.
Une situation tendue à Dole
À Lons-le-Saunier, une trentaine de personnes se sont rassemblées en ce premier jour d’octobre devant le lycée professionnel Le Corbusier. L’entrée n’a pas été bloquée et les élèves ont rapidement regagné leur établissement après l’arrivée de la police. Quelques pétards ont néanmoins été tirés au sol avant que des mortiers ne soient utilisés, en début d’après-midi, sur le parking situé à proximité du lycée. Aucun blessé n’a été signalé.
À Dole, la mobilisation a en revanche connu un épisode plus tendu. Plusieurs centaines de lycéens se sont rassemblés devant le lycée Jacques-Duhamel, où un conseiller principal d’éducation a été touché par un tir de mortier, sans être blessé. Une personne soupçonnée d’être à l’origine du tir a été interpellée. Le rassemblement s’est ensuite poursuivi en direction du lycée Charles-Nodier puis du centre-ville.
Derrière ces mobilisations locales se retrouvent des revendications déjà présentes dans de nombreux établissements en France : conditions d’apprentissage, effectifs, remplacement des enseignants absents ou encore moyens accordés à l’Éducation nationale. D’autres manifestations restent à venir dans le département.

























