L’invitée de la rédaction. Nicoletta

Près de soixante ans après ses débuts, Nicoletta poursuit sa route sur scène. Le 14 novembre, elle fera étape pour la première fois à l’église des Cordeliers de Lons-le-Saunier avec un récital mêlant ses chansons au gospel et au Negro Spiritual.

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Nicoletta sera en concert samedi 14 novembre à 20 heures à l’église des Cordeliers de Lons-le-Saunier. Elle sera accompagnée d’un pianiste et de ses choristes. Crédit photo : DR

Vous serez à Lons-le-Saunier le 14 novembre. Que proposerez-vous au public jurassien ?

Ce concert s’inscrit dans ma tournée des églises, basiliques et cathédrales. Le spectacle réunit mes grandes chansons et certaines de mes interprétations les plus profondes avec le gospel et le Negro Spiritual. Je serai accompagnée d’un pianiste et de mes choristes pour un récital d’environ une heure trente. À Lons-le-Saunier, ce sera aussi une première puisque je ne me suis encore jamais produite à l’église des Cordeliers.

Comment vos propres chansons trouvent-elles leur place dans cet univers gospel ?

Le spectacle permet justement de faire se rencontrer ces différents répertoires. On y retrouve notamment Il est mort le soleil, Mamy Blue, Un Homme ou encore Liberté mon amour, associés au rythme et à l’univers du gospel et du Negro Spiritual. Cette rencontre est au cœur de cette tournée et permet de parcourir une partie importante de mon répertoire.

Quels morceaux de gospel avez-vous choisi d’interpréter ?

Il y aura notamment Oh Happy Day, Amazing Grace, Nobody Knows ou encore Joshua Fit the Battle of Jericho. Le récital ne se limite toutefois pas à mes chansons et au gospel. Je revisite également les répertoires de Jacques Brel et d’Édith Piaf. Le concert se terminera par ailleurs avec l’Ave Maria de Gounod.

Pourquoi avoir choisi des églises et des cathédrales pour cette tournée ?

Ces lieux occupent une place particulière dans cette série de concerts. Leur acoustique mais aussi leur architecture offrent un cadre singulier à ces chants. Ce sont également des édifices que je connais bien et que j’affectionne particulièrement. La mise en lumière fait partie intégrante du spectacle et accompagne cette rencontre entre mes chansons, le gospel et ces lieux.

Après toutes ces années de carrière, certains titres continuent pourtant de trouver une nouvelle vie…

C’est notamment le cas de Fio Maravilla. Le titre a récemment connu un nouveau parcours grâce à ma collaboration avec Bon Entendeur. Cette version a dépassé les 40 millions d’écoutes et de téléchargements. Son clip est interprété par Audrey Fleurot et j’ai reçu un disque d’or en début d’année. C’est une manière pour cette chanson de poursuivre son histoire et de rencontrer encore un autre public.

Votre répertoire fait également l’objet d’un important travail de réédition. Que représente cette actualité ?

Une intégrale regroupant 418 titres enregistrés tout au long de ma carrière a été publiée par le label Panthéon / Barclay Universal Music. Tous les exemplaires de ce coffret ont été vendus. Un best-of tiré de cette intégrale est ensuite paru au début de l’année 2026. Cela permet de retrouver dans un même ensemble les différentes périodes d’une carrière qui approche désormais les soixante ans.

Cette longévité se traduit aussi par une tournée particulièrement dense ?

La tournée 2026/2027 se poursuit avec de nombreuses dates. Quarante concerts ont déjà affiché complet depuis son lancement et plusieurs festivals ont également été programmés, notamment le BAM Festival de Montceau-les-Mines et le DARC Festival de Châteauroux. À cela s’ajoute cette tournée dans les églises, basiliques et cathédrales, dont fera partie l’étape lédonienne.

Et 2027 constituera justement une année particulière ?

Des concerts parisiens sont en préparation pour 2027 afin de célébrer mes soixante années de carrière. D’ici là, la tournée se poursuit. À Lons-le-Saunier, le rendez-vous est fixé au samedi 14 novembre à 20 heures, à l’église des Cordeliers.