Chaux-du-Dombief. Aquatiris veut faire connaître une autre façon de traiter les eaux usées

À La Chaux-du-Dombief, Aquatiris Ain-Jura a ouvert les portes d’une installation de phytoépuration. L’occasion de découvrir une solution d’assainissement individuel qui se distingue des dispositifs plus classiques par son fonctionnement biologique et la place donnée aux roseaux.

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Aquatiris
C’est sous ces grilles que se trouvent les eaux usées et le filtré planté des roseaux qui dépassent.

Pour traiter les eaux usées d’une habitation, plusieurs solutions existent. Là où les systèmes classiques reposent notamment sur des cuves et des équipements mécaniques, Aquatiris propose depuis 2007 ses “Jardins d’Assainissement”. Le principe : envoyer directement les eaux usées vers un filtre planté de roseaux, où le traitement est assuré principalement par les bactéries présentes dans le substrat et autour des racines.

« Le roseau ne traite quasiment rien. Il sert surtout de support au milieu bactérien », explique Axel, qui accompagne la mise en place de ces installations dans le Jura et l’Ain. Le fonctionnement repose notamment sur l’alternance entre deux compartiments du filtre. Une fois par semaine, une vanne permet de faire travailler l’un des deux pendant que l’autre se repose, afin notamment de limiter les odeurs et de favoriser le séchage des matières en surface.

Un système visible, mais peu contraignant

L’une des particularités mises en avant est aussi l’entretien. Pas de vidange classique : il faut principalement désherber au début, basculer les vannes et tailler les roseaux une fois par an. Un curage peut être nécessaire après plusieurs années, mais uniquement lorsque l’écoulement des eaux devient moins efficace.

Le dispositif peut également s’adapter à différents terrains. En cas de pente ou de contre-pente, une pompe de relevage peut être ajoutée. Elle fonctionne ponctuellement, seulement quelques secondes à chaque déclenchement. « On se met un peu où on veut sur le terrain », résume Axel.

Cette solution a toutefois un coût d’installation généralement supérieur à celui d’un dispositif classique. Dans le secteur, une installation peut approcher les 15 000 euros, selon la configuration du terrain. Un investissement que le professionnel met en perspective avec l’absence de vidanges et la durabilité du système : « Quand on n’a pas de vidange de fosses, quand on n’a pas tout à changer, forcément, on est un peu plus gagnant » souligne Axel.