Perrigny. Projet de nouvel abattoir : un achat à l’amiable plutôt qu’une expropriation voté en conseil communautaire

Après des années de travail, le projet de nouvel abattoir à la limite entre Lons-le-Saunier et Perrigny va enfin voir le jour. ECLA a voté ce jeudi 5 février un achat à l'amiable des parcelles de l’arboriculteur Philippe Colin, qui était menacé d’expropriation.

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Pour le dernier conseil communautaire avant une nouvelle mandature, ECLA a voté l'achat à l'amiable des parcelles pour le nouvel abattoir de Perrigny.

André Perrier, maire de Perrigny, se satisfait d’une issue favorable à une histoire qui a fait couler beaucoup d’encre. Au conseil communautaire d’ECLA, ce jeudi 5 février à Juraparc, l’édile a tenu à féliciter Mélanie Berton, Directrice Urbanisme Habitat et Cadre de Vie, pour son action décisive : “elle a été courageuse, elle est allée personnellement rencontrer monsieur Colin pour négocier avec lui ce qui a favorisé sa décision”. L’arboriculteur, détenteur de vergers bio depuis plus de 30 ans, refusait de vendre ses terrains dans l’optique d’un nouvel abattoir

Une localisation qui fait débat

Ce projet, qui est une extension de l’actuel abattoir jugé trop vétuste, sera situé entre celui-ci et la RD471. Il est présenté comme “une action de proximité pour maintenir une alimentation plus durable et résiliente” par le président Claude Borcard. La localisation a longtemps fait débat, encore ce jeudi soir quand Jean-Paul Thomas, conseiller municipal de Villeneuve-sous-Pymont a déclaré être “un peu sceptique d’aller dans un endroit naturel alors qu’il y a plein de zones industrielles délaissées. C’est dommage d’aller détruire des terrains écologiques”. 

35 000 euros pour 1.7 hectares

En l’occurrence, les terrains de Philippe Colin représentent 1.7 hectares. Celui-ci a finalement concédé à les vendre à l’amiable, pour un montant de 35 145 euros, pour 17 481m2. L’usage des terrains lui sera laissé jusqu’au 30 novembre 2026. De plus, en guise d’indemnité d’éviction, le propriétaire recevra 57 146 euros. Après quelques débats sur les modalités d’accessibilité au futur abattoir – un nouveau tourne à gauche est prévu – l’achat a été validé avec 49 votes pour, 1 contre et 8 abstentions.