Nous n’aurons que l’embarras du choix. D’un côté, les yeux rivés sur les Jeux Olympiques, prêts à vibrer devant chaque tir et chaque sprint sur la neige. De l’autre, impossible d’échapper aux remaniements ministériels qui tombent plus vite qu’un biathlète rate sa cible un jour de grand vent. Entre deux épreuves, on vérifie presque machinalement si le ministre de ceci n’a pas été remplacé par la ministre de cela pendant la pause publicitaire.
Dans les salons jurassiens, la télé oscille entre exploits sportifs et breaking news politiques. On applaudit une médaille, puis on découvre qu’un nouveau gouvernement vient d’être nommé avant même que le commentateur ait fini d’analyser le dernier relais. À croire que Paris s’est mis au rythme olympique : changements express, sprints ministériels et passages de témoin à répétition.
Alors, entre poudreuse et poudre aux yeux, chacun fera son choix. Mais avouons-le : on préférera toujours retenir un tir parfait plutôt qu’un portefeuille ministériel redistribué. Car quand la flamme olympique s’éteindra, il restera au moins des souvenirs de sport et de partage. Tandis que pour le reste… il faudra sans doute déjà apprendre de nouveaux noms.

























