Entre bilan, mise en garde et émotion contenue, Jean-Louis Millet a profité de ses vœux aux acteurs économiques de Saint-Claude pour livrer l’un de ses discours les plus marquants de fin de mandat.
Ce rendez-vous fut pour l’édile san-claudien l’occasion de rappeler ses « 19 années de mandat de maire, pour 34 ans d’engagement municipal au total », avant de déclarer : « Je tire ma révérence… ». Une annonce qui laisse toutefois sceptiques nombre de San-Claudiens, tant il paraît difficile d’imaginer un retrait définitif de la vie publique locale. Beaucoup s’attendent à le voir encore actif, notamment à l’approche des élections municipales de mars prochain.
Un mandat exigeant, un engagement intact
Pour ces vœux, le maire — encore en fonction pour quelques semaines — a souhaité à ses successeurs « la même énergie » que celle qu’il estime avoir déployée tout au long de ses mandats. Il a également formulé le vœu d’un bel avenir pour Saint-Claude, « une ville qui le mérite, car elle a beaucoup souffert ».
Malgré les difficultés rencontrées, il a rappelé que son équipe et lui-même « ont maintenu le cap sur les projets essentiels du mandat », citant notamment la réhabilitation du triangle touristique, de la rue de la Poyat à la place Louis-XI, ainsi que le déménagement de la crèche du Truchet vers le quartier de Chabot.
Des contraintes financières de plus en plus lourdes
Jean-Louis Millet est également revenu sur la complexité croissante de la fonction de maire, soulignant l’énergie nécessaire pour faire avancer les dossiers, souvent au prix de critiques constantes. À titre d’exemple, il a évoqué « le montant des primes d’assurance multiplié par cinq et demi en peu de temps, et le coût des énergies — gaz et électricité — multiplié par trois ou quatre ». Il a rappelé que le budget communal est passé de 25 millions d’euros à son arrivée aux affaires à 17 millions aujourd’hui, notamment en raison de la baisse des dotations.























