Je suis un garçon qui aime les collections. Je ne les compte plus ! Elles n’ont aucune réelle valeur financière, mais elles m’amusent. La dernière en date : les hyperinflations dans l’histoire. Une seule règle : ce qui entre dans cette collection doit avoir une valeur faciale de plus de 1 milliard (neuf zéros). À Kotor, au Monténégro, j’ai ainsi acheté un beau billet de banque de Yougoslavie des années 1990 de 50 milliards de dinars pour seulement… 3 euros.  Étant plus jeune, j’aimais aussi collectionner les pièces de monnaies anciennes. Je parcourais les vide-greniers du Jura avec mon père pour en trouver quelques-unes du siècle dernier. Plus récemment, à Chicago (États-Unis) en fin d’année dernière, j’ai commencé à accumuler quelques quarters (pièces de 25 cents) de dollars américains (j’en ai encore très peu). Alors, lorsque je faisais des courses, je payais en monnaie fiduciaire. Dès que je sortais du supermarché, je les triais, les manipulais.

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Un jour dans cette ville des États-Unis, au moment de payer, j’ai tendu un billet à la caissière qui m’a rendu des quarters. Chouette ! Aussitôt ressorti du magasin, j’ai commencé mon inspection habituelle, retournant les pièces les unes après les autres. Minnesota, Missouri, Pennsylvanie… je faisais un vrai tour des États-Unis, jusqu’à la Géorgie ! Oui, la dame m’avait rendu une pièce de Géorgie ! Non pas l’État, mais le pays ! C’est vrai que la pièce de 20 tetri (la monnaie est le lari) peut se confondre avec un quarter des États-Unis. En la regardant trop rapidement, on s’y tromperait. Mais elle vaut quatre fois moins ! J’étais toutefois ravi ! Elle me transportait dans un autre de mes voyages.