Économie. Conjoncture favorable pour ce printemps en Bourgogne-Franche-Comté

0
370

Selon les chefs d’entreprise participant à l’enquête diligentée par la Banque de France  (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 février et le 5 mars), l’activité a progressé en février dans l’industrie, les services marchands et le bâtiment, après neutralisation de l’effet calendaire lié au 29 février, davantage qu’anticipé le mois dernier par les entreprises.
D’après les prévisions des analystes pour mars, l’activité progresserait dans les services, évoluerait peu dans l’industrie comme dans le second œuvre du bâtiment, mais s’y dégraderait dans le gros œuvre. Les carnets de commande restent jugés dégradés dans quasiment tous les secteurs de l’industrie, à l’exception notable de l’aéronautique.

Les prix des matières premières diminuent

La modération des prix de vente se poursuit. Selon les industriels, les prix des matières premières diminuent à nouveau. Dans l’industrie et le bâtiment, la proportion d’entreprises ayant augmenté leurs prix ce mois-ci (respectivement 11 % et 10 %) se situe au voisinage des niveaux connus avant Covid, alors que la proportion de celles indiquant des baisses de prix (respectivement 7 % et 10 %) a augmenté par rapport à cette période. Dans les services marchands, la proportion d’entreprises indiquant une hausse de leurs prix (15 %) ne s’est pas encore complètement normalisée.
Les difficultés de recrutement restent stables, à un niveau encore significatif : 41 % des entreprises les mentionnent en février. L’indicateur d’incertitude se détend quelque peu par rapport au mois précédent…
Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, la Banque de France estime que le PIB progresserait au premier trimestre 2024 (de l’ordre de + 0,2 %), après une légère hausse au quatrième trimestre 2023.

L’essentiel à retenir…

La production industrielle est quasi stable avec des évolutions peu marquées dans la plupart des secteurs d’activité. Les carnets de commandes restent bas même s’ils gagnent un peu de consistance. Les stocks de produits finis demeurent un peu élevés. Les prix d’achat et de vente poursuivent leurs replis. La contraction des effectifs se prolonge. L’activité devrait peu évoluer.

Dans les services marchands, le courant d’affaires est en progression, soutenue par tous les secteurs d’activité à l’exception du travail temporaire. Les prix des prestations demeurent globalement en légère hausse avec cependant quelques reflux sur certains secteurs. Les effectifs évoluent peu dans l’ensemble. Les trésoreries demeurent un peu tendues. Une légère croissance de l’activité est anticipée.

L’activité mensuelle dans le bâtiment progresse légèrement. Dans le gros œuvre, les carnets de commandes continuent toutefois de se dégrader et sont insuffisants, tirant les prix des devis vers le bas dans un contexte très concurrentiel. Les effectifs sont globalement en légère baisse. La production est attendue en retrait sur les deux segments d’activité, gros œuvre et second œuvre. Dans les travaux publics, l’activité trimestrielle est en faible repli. Les carnets de commandes sont toutefois consistants. Une progression de l’activité est attendue.

Au final, il n’est donc pas interdit de nourrir un peu d’optimisme…