Petite Montagne. Santé : cinq ans de mobilisation citoyenne au service des soins de proximité

Créé en 2020 face aux difficultés croissantes d’accès aux soins, le collectif Santé Vivre et Soigner en Petite Montagne a tenu, à la mairie de Thoirette, sa dernière assemblée générale. L’occasion de dresser le bilan d’une mobilisation intense, d’évoquer les avancées obtenues et de préparer la suite pour le territoire, avant une dissolution actée début 2026.

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collectif santé vivre et soigner
François Renaud président et Claude Meyer vice-président du collectif santé en Petite Montagne.

Une mobilisation constante pour la santé en milieu rural

Depuis près de cinq ans, le collectif Santé Vivre et Soigner en Petite Montagne n’a cessé d’alerter, de proposer et de dialoguer. Réunissant habitants, bénévoles et acteurs locaux, il s’est imposé comme un interlocuteur reconnu auprès des élus, des institutions et des responsables médicaux, à tous les niveaux.

Lors de cette ultime rencontre, un large débat est revenu sur les nombreuses démarches entreprises : actions de communication, rendez-vous institutionnels, échanges parfois vifs mais toujours animés par une même conviction. Comme l’a rappelé le président : « La santé des habitants de la Petite Montagne n’a pas de prix et elle nous concerne tous ».

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Des besoins bien identifiés sur le territoire

Vieillissement de la population, allongement et difficulté des déplacements, accès encore complexe à la télémédecine : les fragilités propres au territoire de la Petite Montagne ont largement nourri les réflexions du collectif. Malgré certaines incompréhensions ou réactions suscitées au fil des années, l’objectif est resté constant : soutenir toute initiative visant à améliorer la démographie médicale et à garantir la proximité des soins.

Des avancées concrètes saluées

L’année 2025 a marqué une étape importante avec l’ouverture du cabinet médical « éphémère » à Val Suran. Deux médecins s’y relaient désormais, apportant une réponse attendue et globalement appréciée par les patients. Une solution transitoire que l’assemblée générale a jugée nécessaire de conforter jusqu’à la mise en place d’une organisation pérenne.

À Thoirette, la présence d’un médecin reste fragile et appelle un renfort complémentaire. Les élus municipaux ont rappelé leur engagement constant en ce sens, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts collectifs.

Des perspectives autour d’Arinthod

L’avenir se dessine notamment à Arinthod, où la dynamique engagée autour de deux médecins généralistes et la construction en cours d’une maison de santé pluridisciplinaire nourrissent de réels espoirs. Cette structuration pourrait, à terme, renforcer durablement l’offre médicale sur l’ensemble du secteur, y compris à Val Suran et Thoirette. L’assemblée générale a d’ailleurs adopté un vœu officiel à destination des élus et responsables médicaux locaux.

Dissolution du collectif et transmission de l’engagement

Moment fort de la réunion, un tour de table décisif a conduit à acter la dissolution du collectif début février 2026. Un hommage appuyé a été rendu aux initiateurs et membres actifs pour leur implication sans relâche durant près de cinq ans.

Les comptes, présentés par le trésorier, affichent un solde positif. Sur proposition du président, l’assemblée a décidé de reverser ces fonds à trois associations locales œuvrant dans le même esprit de solidarité et d’intérêt général.

La séance s’est conclue dans la convivialité autour d’un buffet offert par la municipalité de Thoirette, chaleureusement remerciée par le président.