
Son dernier passage dans l’Ain remonte à 2016, sur les hauteurs de Hauteville-Lompnes. Le festival d’orientation O’bivwak reviendra dans le département en 2026 en partant d’Oyonnax le 23 mai prochain. « On essaie de tourner dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes », explique Laure Carra, chargée de développement pour la ligue régionale de course d’orientation. « Cela dépend des dates de la Pentecôte. Si c’est mi-mai, c’est plutôt en basse altitude pour éviter les conditions difficiles. » C’est pourquoi cette 45 ème édition sillonnera le plateau du Haut-Bugey, traversant la prairie d’Echallon ou longeant le lac Genin. « C’est un très beau terrain de jeu, très technique en orientation, avec un réseau de chemin assez dense et des grandes forêts », analyse l’organisatrice.

80 % des participants non licenciés
L’évènement phare du festival sera le raid d’orientation, le seul qui draine autant de monde en France. « Les courses vont de 25 à 50 km. L’épreuve reine a assez peu de participants, c’est un parcours très difficile, avec 1 500 m de dénivelé et un transport de bivouac en autonomie. 90 % des coureurs sont des licenciés », informe Laure Carra. Car, pour le reste des courses, la norme est plutôt de ne pas être licencié en club d’orientation. « C’est un évènement grand public. 80 % des participants ne fréquentent pas de club. C’est aussi l’objectif d’O’bivwak : faire venir les gens à la pratique, dans une discipline encore de niche (10 000 licenciés en France). » D’autant que la région AURA est la plus importante du territoire en orientation avec 35 clubs.

Ouverture vers la communauté trail
La discipline, très pratiquée en scolaire en raison des quotas de sports natures imposés par l’Éducation Nationale, est peu connu du grand public adulte. C’est pourquoi O’bivwak essaie de s’ouvrir à de nouvelles communautés sportives, comme les amateurs de trail, avec une épreuve en condition légère et avec plus de dénivelé depuis 2017. En parallèle, une rando o’bivwak est programmée, à partir de 10 ans, non chronométrée et accessible aux personnes à mobilité réduite. « Toutes les courses se font par équipe d’au moins deux personnes. On veut vraiment un évènement convivial, qui se retrouve le samedi au soir avec le bivouac où il y a un groupe de musique, une buvette, mais aussi des kinés et ostéos…», déroule l’organisatrice.

Le lendemain matin, un village de producteurs locaux sera mis en place à l’arrivée. « Comme chaque année, quand on passe dans des territoires, on veut mettre en avant le tissu local. Déjà plusieurs producteurs du coin sont partants », informe Laure Carra. Les inscriptions, ouvertes depuis le 1er février, sont déjà à moitié remplies avec 1 200 participants. Une centaine de bénévoles se prépare aussi pour l’évènement, avec des renforts supplémentaires qui seraient le bienvenu.




















