Nantua. Quarante ans d’histoire pour le musée de la Résistance et de la Déportation

À l’occasion des 40 ans du musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain, Alexis Bilger a retracé son histoire lors d’une conférence organisée samedi 10 octobre à l’office de tourisme de Nantua.

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Conférence musée
Alexis Bilger a proposé une conférence tirée de son mémoire. Crédit photo : Musée de la Résistance et de la Déportation.

L’histoire de l’établissement a été retracée par Alexis Bilger, originaire de Nantua et étudiant en master 1 Patrimoine et Musées à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui lui a consacré son mémoire universitaire. Ses recherches, nourries par des archives communales et départementales ainsi que six entretiens, ont notamment mis en lumière le rôle de Louis Seigne-Martin, maire de Nantua de 1975 à 1985, dans l’impulsion du projet. L’engagement précoce du Département a également contribué à son développement et à d’importantes opérations de rénovation.

Au fil des années, le musée a fait évoluer sa manière de présenter ses collections, laissant davantage de place à une approche historique et scientifique. « Le regard mémoriel qui pesait sur les collections » a progressivement évolué, souligne Alexis Bilger, qui a voulu, à travers sa conférence, rassembler les connaissances sur l’histoire de l’établissement.

Une conférence qui a rassemblé près de 80 personnes

Plusieurs générations ont assisté à cette rencontre, des familles liées à la Résistance et à la Déportation ainsi que des habitants intéressés par l’histoire locale. Pour le conférencier, cette première intervention représentait un moment particulier : « C’est toujours intéressant de partager un sujet qu’on travaille seul, de pouvoir le partager, de savoir qu’il sert à quelque chose. »

Les échanges se sont poursuivis après la conférence, certains participants souhaitant consulter ses recherches ou partager leurs propres connaissances. Un intérêt qui témoigne, selon lui, de l’importance de ces rendez-vous pour faire vivre l’histoire de Nantua. Face à la disparition progressive des témoins directs, le musée entend poursuivre cette transmission, notamment auprès des scolaires et des familles.