
L’association FERUS, engagée dans la conservation des grands prédateurs, a réagi à une proposition avancée le 16 septembre par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Auditionnée à l’Assemblée nationale, celle-ci a évoqué la possibilité d’équiper certains loups de dispositifs GPS, notamment dans les secteurs de forte prédation ou sur les fronts de colonisation, afin d’alerter les éleveurs de leur présence.
FERUS se montre critique face à cette piste. Pour l’association, la protection des troupeaux repose d’abord sur trois moyens : des clôtures électriques adaptées, des chiens de protection et une présence humaine. Elle estime que ces dispositifs doivent rester au cœur des mesures mises en œuvre face à la prédation.
Le GPS jugé insuffisant par l’association
FERUS rappelle également que des loups font déjà l’objet d’un suivi GPS en France dans le cadre de programmes scientifiques. L’association affirme que certains animaux équipés ont été abattus cet été lors de tirs autorisés. Elle considère ainsi que le GPS peut constituer un outil scientifique permettant de mieux connaître les déplacements de l’espèce, mais qu’il ne peut se substituer aux moyens de protection des troupeaux.
L’association met notamment en avant son programme de bénévolat PastoraLoup, développé pour accompagner les éleveurs confrontés à la présence du loup. Des bénévoles préalablement formés interviennent sur le terrain pour renforcer la présence humaine auprès des troupeaux ou participer à la mise en place de moyens de protection.
À travers sa prise de position, FERUS défend donc le renforcement des dispositifs de protection existants plutôt que le recours au suivi GPS comme réponse principale à la prédation. Une position portée par l’association dans un débat qui continue d’opposer différentes approches de la cohabitation entre élevage et loup.

























