Marigny. La station d’épuration change de mains

La station d’épuration de Marigny est reprise par Champagnole Nozeroy Jura pour un euro symbolique. Un transfert qui ouvre désormais d’autres discussions.

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La station avait été agrandie en 1996 pour répondre aux pics estivaux. Image d'illustration.

Après plusieurs années de discussions, la station d’épuration de Marigny va changer de gestionnaire. Le Département la cède pour un euro symbolique à la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura, compétente en matière d’assainissement. Construite en 1975 puis agrandie en 1996, elle avait notamment été dimensionnée pour absorber l’importante fréquentation estivale de l’ancien Domaine de Chalain. Sa fermeture a changé la donne. « La fonction première du Département n’est pas de faire de l’assainissement », a rappelé Guy Saillard, vice-président de la communauté de commune en charge du dossier. La reprise de la gestion est intervenue le 1er octobre.

Mais l’euro symbolique ne signifie pas que l’équipement sera sans coût. Au Département, il a été rappelé que récupérer de telles infrastructures « ce n’est vraiment pas un cadeau pour qui que ce soit », en raison des frais et adaptations futurs. Avant le transfert, le Département a pris en charge des travaux de remise en état des réseaux, représentant de l’ordre d’une centaine de milliers d’euros. Pour les élus, l’accord trouvé permet surtout de remettre chaque collectivité dans son champ de compétence. « Il fallait mettre de l’ordre dans l’affaire », a également résumé Guy Saillard.

La Pergola au cœur des prochaines discussions

Le dossier n’est pas clos. La station traite aussi les effluents de Marigny, Fontenu et du camping de la Pergola, dont l’activité génère de forts apports saisonniers. « Aujourd’hui, le gros apporteur, c’est la Pergola », a-t-il été souligné. Cette concentration sur deux ou trois mois oblige à disposer d’un équipement suffisamment dimensionné, alors qu’une des deux files de traitement est désormais obsolète. « Les discussions ne sont pas terminées », ont prévenu les élus. La répartition d’éventuels futurs investissements devra donc encore être travaillée afin que « chacun paye sur tout ce qu’il doit ».