Toutes les places assises sont prises. À l’entrée, on se serre pour suivre la vente. Les enchères démarrent sans attendre. En salle et en live, les lots s’enchaînent à un rythme soutenu. Il faut rarement plus d’une minute par bouteille. Les regards restent fixés vers le pupitre. À chaque adjudication, un léger murmure parcourt la salle avant l’annonce du lot suivant.
Au programme, des références jurassiennes recherchées : Château-Chalon, vin jaune, macvin. Une bouteille de 1929, cachée pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvre à 300 euros. Un vin jaune de 1959 est adjugé 400 euros. Un Château-Chalon 1978, proposé à 280 euros, part à 400. Un Macvin de 75 ans, estimé à 200 euros, est vendu 340. Une bouteille affichée à 500 euros grimpe jusqu’à 1 250 euros. Les écarts entre estimation et prix final confirment l’intérêt pour ces millésimes.
Des acheteurs entre passion et placement
Dans la salle, les profils varient. Certains habitués ont repéré leurs lots et lèvent la main sans hésiter. D’autres découvrent le principe et observent avant d’oser enchérir. Florian regarde d’abord les estimations. « On ne s’y connaît pas forcément, mais on se laisse tenter », confie-t-il.
Iwan, venu de Belgique, participe à sa première vente. Il a fait le déplacement pour un lot précis : six bouteilles du domaine Tissot. « Je suis venu spécifiquement pour la vente aux enchères », explique-t-il. L’enchère monte plus que prévu, mais reste « dans le budget ». L’achat se fait à plusieurs, entre amis. « On investit ensemble. »























